Cellulaires : raccrochez, c’est une horreur !

Et si nous étions à l’aube d’un scandale sanitaire majeur ? Électrosensibilité, cancers, plusieurs travaux scientifiques démontrent la nocivité des radiofréquences sur la santé. Les dernières études scientifiques de l’Inserm (France) confirment  le lien entre l’utilisation intensive du téléphone cellulaire et l’apparition de tumeurs cérébrales.
Aujourd’hui, n’en déplaise aux opérateurs de téléphonie mobile qui ont investi plusieurs milliards  d’investissement dans  la 4G, – et ont augmenté notre exposition aux ondes de 50 %,-  cet impact sanitaire ne relève pas de préoccupations babas-écolos-bobos.
Le professeur Belpomme, cancérologue et membre de l’Association de recherche thérapeutique anti-cancéreuse (Artac) précisait en septembre 2015 : « Il est très important que pendant la grossesse, les femmes n’utilisent pas de téléphone cellulaire, sauf en cas d’urgence, et se mettent à l’abri du wifi. Avec les jeunes enfants, il faut éviter de les laisser devant un écran allumé, ne pas utiliser de cellulaire en leur présence et les éloigner des sources wifi. Pour se protéger, on ne téléphone pas non plus dans les transports. »
Pour diminuer les risques, tout utilisateur devrait éloigner son téléphone cellulaire de sa tête en utilisant un kit piéton filaire, kit mains libres ou en activant le haut-parleur de l’appareil. La nuit, il convient de mettre ce dernier en « mode avion » et toujours à plus de 1 m de sa tête.  De manière générale, il est toujours préférable de passer ses coups de fil quand la réception est bonne. 
2 % à 10 % de la population européenne seraient concernés par l’électrosensibilité, cette maladie où le patient souffre de symptômes (maux de tête, vertiges…) qui sont causés et aggravés par des champs ou des ondes électromagnétiques. Le lien est désormais établi entre tumeur cérébrale et usage intensif du téléphone cellulaire.
En mai 2014, l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM) publiait une étude où l’ambiguïté n’avait guère sa place. Les chercheurs révélaient les résultats d’une recherche initiée en 2004 auprès de 1339 personnes âgées de 59 ans en moyenne. Les chercheurs ont analysé l’association entre l’exposition aux radiofréquences du téléphone cellulaire et les tumeurs cérébrales. Le résultat est édifiant. Isabelle Baldi, coauteure de ces travaux, expliquait : « Nous montrons que l’utilisation massive du téléphone cellulaire, supérieure ou égale à 896h d’appels dans une vie serait associée au développement de tumeurs cérébrales. Chez ces personnes, le risque d’avoir une association positive entre l’utilisation du téléphone et le développement de tumeurs cérébrales est augmenté pour celles qui téléphonent plus de 15h par mois. »
Et l’INSERM de faire rapidement une mise au point pour éviter tout mouvement de panique : « Les auteurs de ces travaux rappellent également qu’une exposition supérieure ou égale à 896h d’appels dans une vie n’est pas équivalente à 15h/mois ni à 30 min par jour. Ce chiffre est une extrapolation qui induit une confusion. Lorsque l’on parle de 30 min par jour, tout le monde se sent concerné parce que cela arrive à tout le monde un jour mais pas tous les jours. Ils soulignent également que le nombre d’appels n’est pas associé aux tumeurs. »
Quelques conseils
– Ne pas utiliser de téléphone dans la voiture, qui emprisonne les ondes à l’intérieur du véhicule, provoquant un effet de « cage de Faraday ».
– Ne pas utiliser un cellulaire plus de 20 minutes par jour, par séquences de six minutes et en privilégiant TOUJOURS un kit piéton filaire. De même, ne jamais dormir à proximité de son téléphone s’il n’est pas en « mode avion ».
– Privilégiez les communications avec le  Wi-Fi, moins puissant que les ondes émises par les relais des téléphones cellulaires.
– Débranchez la nuit le téléphone fixe sans fil dont la station de base envoie des ondes en continu 24h sur 24.
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Auteur de l’article : yogamond

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