Même si toutes les écoles
de yoga
poursuivent le même objectif, chacune possède sa propre
philosophie et son propre enseignement.
Périple à travers 3 écoles : Sivananda, Kripalu
et
Moksha
L’Ayurveda est le système de santé le plus ancien au
monde. Né en Inde, il y a 3 500 ans, cet art de
vivre considère que l’on ne devrait jamais aller
consulter un médecin en étant malade, mais plutôt
pour qu’il nous aide à rester en bonne santé.
Suite
« L'enseignement de Swami
Sivananda est un yoga classique, dont la pratique est basée sur cinq
axes : les postures (asanas), la respiration (pranayama), la
relaxation, l’alimentation végétarienne, et enfin la pensée positive
et la méditation. Le cours traditionnel inclut la salutation au
soleil, puis la pratique de douze postures de base, avec une
relaxation entre chaque posture. Les postures dont on tire le plus
de bénéfices sont la posture sur la tête, la posture sur les épaules
et la flexion avant (selon Swami Sivananda, leur seule pratique
suffit à maintenir le corps en parfaite santé). »
Posture sur les épaules –chandelle-
Sarvangasan
Les
bénéfices :
Sarvanga en sanscrit signifie « le
corps tout entier » : la posture sur les épaules tonifie tout le
corps.
Apportant presque les
mêmes bienfaits que la posture sur la tête, la différence étant que
la tête perpendiculaire au corps, permet l’étirement de la nuque et
des vertèbres cervicales.
La pression du menton
exercée sur la gorge permet de stimuler les glandes thyroïdes et
parathyroïdes, qui contrôlent notamment le rythme cardiaque, la
régulation du poids et même de l’humeur.
La posture active la
circulation sanguine et irrigue abondamment le cerveau.
Sarvangasan favorise la respiration
abdominale profonde puisqu'elle limite l'utilisation de la partie
supérieure des poumons.
Entrer
dans la posture :
Couché sur le dos, jambes
ensemble, bras le long du corps. Inspirer et monter les jambes à la
verticale. Puis en supportant le bas du dos avec les mains, doigts
tournés vers la colonne vertébrale, soulever le bassin en expirant.
Ensuite, abaisser les mains vers les omoplates, rapprocher les
coudes, jusqu’à être en équilibre sur les épaules, tout le corps
bien vertical, mais détendu.
Ne pas
faire :
- Pointer les pieds. Ils
doivent, tout comme les jambes, rester relâchés.
- Créer un angle avec les
fesses. Le corps doit être parfaitement aligné.
- Garder les mains autant
que possible le long de la colonne vertébrale et tout près du sol.
- Crisper le visage. Il
faut respirer pour se détendre.
Attention :
Pour les personnes qui ont
des douleurs au niveau des vertèbres cervicales, qui souffrent de
problèmes oculaires ou d’hypotension, de glaucome, la posture est à
éviter.
Pour
sortir de la posture :
Abaisser les jambes à 45
degrés en arrière. Allonger les bras au sol, paumes tournées vers le
bas. Dérouler le dos vertèbre par vertèbre, les bras agissant comme
des freins pour descendre lentement, avec contrôle.
2 - Yoga
Kripalu
Par Kelly Mcgrath
« Le cours consiste dans
un premier temps à apprendre la base des postures et de la
respiration. Dans un second temps, l’élève est amené à être
conscient et à l’écoute des sensations de son corps. C'est ce qu'on
appelle "la conscience du témoin".
Durant les cours, la méditation est constamment guidée pour diriger
l’élève vers des points particuliers de son corps ou pour développer
la compassion et le non-jugement. Au fil des cours, et selon le
niveau des classes, les postures sont maintenues de plus en plus
longtemps. Enfin, dans un troisième temps, l’accent est mis sur un
enchaînement spontané des postures selon les besoins du corps. Le
Kripalu cherche à unir l'esprit, le mental et le corps.
Le Kripalu est un
peu comme une danse du corps, de l'esprit et de l'énergie, avec une
insistance sur les techniques respiratoires et la conscience de son
corps. »
Posture du triangle – Trikonasan
Les bénéfices :
Il fournit un excellent
étirement latéral à la colonne; les nerfs spinaux sont tonifiés. Le
triangle aide aussi au bon fonctionnement du système digestif.
Le corps devenant plus
léger suite à cette asana, les autres asanas seront
mieux exécutées.
Entrer
dans la posture :
Les pieds sont écartés
d’environ un mètre. Les bras sont étendus, parallèles au sol. Les
épaules demeurent bien basses. Le pied droit tourne vers l'extérieur
à 90 degrés et pointe dans la direction du bras droit. Le pied
gauche tourne de 30 degrés vers l’intérieur. Hanche, buste et tête
restent alignés. On bascule le buste vers la droite pour que le
tronc soit parallèle au sol. La tête regarde vers la droite. La main
droite se pose sur le genou sans s’appuyer dessus, ou sur le tibia,
ou au sol, d’après la progression de chacun. Respiration par
l’abdomen.
Ne pas
faire :
- Pivoter les hanches vers
le côté. Les hanches doivent bien rester orientées vers l’avant,
dans l’axe du corps.
- Garder les 2 deux jambes
bien droites.
- Laisser tomber la tête.
Pour
sortir de la posture :
Remontez le buste à partir
des hanches et non avec les muscles dorsaux. Durant la montée,
gardez le dos bien droit. Les bras restent tendus. Les épaules ne
remontent pas.
3 - Yoga
Moksha
Par Dina Tsouluhas
"Le Moksha yoga est
un intense yoga physique pratiqué à l’intérieur d’une pièce chauffée
entre 38°C et 41°C.
« La chaleur permet aux
muscles de se réchauffer très vite et de le rester. De plus, la
chaleur, en nous faisant transpirer nous permet de désintoxiquer
notre corps. »
Posture
du Cobra bébé - Bhujangasan
Les
bénéfices :
Ce cobra permet d’étirer
le dos et d’assouplir les vertèbres cervicales.
Avec l’ouverture du torse,
les alvéoles pulmonaires de la partie haute des poumons sont
stimulées.
Les muscles du dos sont
fortifiés et les organes abdominaux sont tonifiés et massés.
Agissant sur le système
intestinal et reproducteur, cette posture est particulièrement
efficace pour soigner les irrégularités et les douleurs associées
aux règles et à la constipation.
La posture stimule aussi
la thyroïde.
Entrer
dans la posture :
En contractant la région
lombaire, le haut du corps se décolle du sol. Les mains ne
supportent pas le poids du buste. Puis la tête et le torse se
courbent. La colonne vertébrale subit alors une flexion arrière très
intense. Les pieds doivent toucher, voire même presser le sol. Les
doigts des mains sont serrés et les gros orteils se touchent.
Les épaules restent
baissées et la cage thoracique est bien bombée. Les hanches roulent
vers l’intérieur des cuisses.
Les coudes doivent
absolument rester collés au corps. Le corps et le visage se
détendent dans la posture.
On peut se concentrer sur
le point situé au milieu du dos entre les omoplates; le battement du
cœur y est perceptible.
Ne pas
faire :
- Monter les épaules vers
le cou; au contraire, les garder les plus basses possible.
- Pousser avec les mains
pour soulever le buste, seuls les muscles du bas du dos participent
à cette élévation et cette extension, les bras ne sont là que pour
guider et stabiliser.
Pour
sortir de la posture :
Relâchez les épaules. La
tête se tourne vers le sol. Les jambes et les muscles fessiers
restent contractés. Cette étape clôture l’étirement de la colonne.
Puis enfin descendez le buste au sol et relaxez.
« Le yoga est une approche qui nous aide à nous
observer, à changer profondément et à aller vers
soi-même? Un véritable voyage intérieur. » Si vous
êtes prêts pour l’expérience, un cours s’impose,
mais pas n’importe où, ni avec n’importe qui. Suivez
le guide.
Adopter le yoga se fait progressivement et élimine
toutes notions de performance. La majorité des
adeptes s’initie au yoga pour relaxer, se recentrer
et surtout, ne plus donner d’emprise au stress. Si
cette discipline, qui est une philosophie de vie ou
une thérapie et non un sport, permet d’atteindre des
objectifs de mieux-être, elle vous amènera plus loin
si vous persévérez. « Le yoga est une approche qui
nous aide à nous observer, à changer profondément et
à aller vers soi-même?. Un véritable voyage
intérieur », souligne Lyne St-Roch, fondatrice du
studio du même nom et professeure de yoga. Joel
Kramer, un maître américain du Hatha-Yoga
décrit le yoga comme ceci : « Il s'agit d'une
démarche psychophysique qui procure une connaissance
du Soi et qui s'adapte merveilleusement aux
besoins de la vie trépidante d'aujourd'hui »,
écrit-il.
Certains types de yoga peuvent se révéler
spirituels, mais on ne doit pas les confondre avec
une religion. Cette discipline aurait vu le jour en
Inde, il y a approximativement 5 000 ans.
Le premier principe de la philosophie du yoga est
ahimsa, ce qui signifie ne pas faire de mal aux
autres. Le yoga fait partie du processus de
méditation, un prélude qui permet d’y accéder si on
le désire. Ces deux disciplines sont donc
complémentaires. Pour Lyne St-Roch, le yoga n’est
pas un sport, mais plutôt une thérapie, même si
des variantes aérobiques s’en inspirant apparaissent
dans les centres sportifs.
Trois sutras, principes de base, composent le
yoga. Tout d’abord, être fermement établi dans un
espace heureux. Si une posture nous blesse, on ne
doit pas insister. Ensuite, on démontre de la
rigueur en étant présent dans la méditation, au
moment présent. On s’observe avec un esprit de
détachement et on lâche prise. Finalement, on évite
de se juger et on fait preuve de compassion envers
soi-même.
Pourquoi pratiquer le yoga ?
Pour se guérir, retrouver un équilibre, arrêter le
cours étourdissant de nos vies, délier les
articulations, les nerfs et les muscles. « C’est une
transformation, un retour à l’équilibre. Je
rencontre régulièrement des gens qui ont vaincu leur
angoisse, l’asthme, le mal de dos, l’insomnie »,
témoigne Lyne St-Roch. Le yoga s’avère être beaucoup
plus que des postures mais une manière de connecter
l’esprit, le corps et la respiration.
Le yoga, c’est
une histoire et une philosophie à apprendre; un
style de vie qui nous aide à libérer les tensions du
corps. « L’approche nous permet de calmer
l’agitation mentale pour que notre vraie nature se
révèle. Durant les cours d’initiation, le défi
premier est d’amener les participants à se
concentrer. La simple action de s’asseoir calmement
dans une posture de méditation est un défi pour de
nombreux débutants. Souvent ils ne tiennent pas plus
de 30 secondes », explique Lyne St-Roch.
Contrairement à la croyance populaire, il n’est
pas nécessaire d’être souple pour pratiquer le yoga,
l’inverse facilite l’apprentissage. Presque tout le
monde peut exécuter les postures de base. Si on
souffre de certaines maladies, de problèmes
d’articulations ou autres malaises, il est important
d’en informer son professeur qui adaptera la
pratique à nos conditions spécifiques.
Dans tous les
cas, Lyne St-Roch conseille fortement aux débutants
de suivre un cours avec un instructeur qui possède
au moins deux à trois ans de formation. « On peut
suivre des cours partout au Québec et on choisit
bien son centre, tout en vérifiant la formation des
professeurs. Depuis les cinq dernières années, la
popularité du yoga explose et on peut trouver des
gens qui s’improvisent professeursde yoga
après quelques semaines de formation »,
explique-t-elle. Lyne St-Roch insiste sur ce point
étant donné que la correction des postures par un
professeur est primordiale. « Dans la pratique du
yoga, plusieurs postures exigent des extensions de
la colonne vertébrale pour la délier. Il est donc
nécessaire que ce soit bien fait pour éviter les
risques de blessure », ajoute-t-elle.
Lorsqu’on aborde un cours de yoga, il faut
oublier les principes de performance habituels.
L’initiation peut durer sept semaines et l’évolution
est très lente. La clef du succès est de prendre son
temps, se concentrer et ne pas entrer en
compétition. Chaque personne évolue différemment
dans la pratique.
Le yoga de base se nomme Hatha-Yoga. Environ
une quinzaine de formes existent en Occident. Une
base de postures, d’exercices respiratoires et de
méthodes de concentration et de méditation est
commune aux différentes formes de yoga.
Plusieurs
centres développent leur propre technique portant
leur nom comme le yoga Sivananda s’inspirant
du guru SwamiSivananda. Il existe
aussi le yoga prénatal qui s’adresse aux femmes
enceintes. On retrouve quelques autres formes par
exemple le Ashtanga ou le power-yoga
qui permet d’élever son endurance et d’augmenter sa
capacité cardiovasculaire. Le yoga Intégral regroupe
les postures, la respiration et la méditation. Le
yoga Iyengar met l’accent sur l'alignement de
la colonne vertébrale. Le yoga Kripalu
insiste sur les techniques respiratoires. Le yoga
Kundalini travaille à libérer l’énergie
salvatrice. Le yoga Viniyoga quant à lui
intègre la respiration au mouvement.
Finalement, le yoga semble l’activité la plus
indiquée pour retrouver une santé physique et
psychologique. Une philosophie salvatrice pour
contrer le rythme effréné de nos vies actuelles.
Un petit arrêt, un luxe à ne pas se refuser.
L’Ayurveda est le système de santé le plus ancien au
monde. Né en Inde, il y a 3 500 ans, cet art de
vivre considère que l’on ne devrait jamais aller
consulter un médecin en étant malade, mais plutôt
pour qu’il nous aide à rester en bonne santé.
La philosophie de l’Ayurveda déroute et séduit.
Pourquoi?
AYURVEDA
Le mot Ayurveda est composé de deux mots
sanscrits : veda qui signifie « connaissance
absolue » (sans aucun doute), et ayur pour «
sciences de la vie ». L’Ayurveda serait donc la
connaissance absolue des sciences de la vie.
Pour les Hindous, idéalement, le
médecin devrait être consulté régulièrement, et
surtout lorsque nous ne sommes pas malades. Il nous
examinerait pour déterminer notre type de
constitution (vata, pitta ou kapha)
et en fonction de ce type, il nous recommanderait un
régime alimentaire, des activités sportives, des
heures de lever et de coucher, des types de
massages…
Il établirait ainsi un cadre bénéfique
pour notre santé physique et mentale dans le but de
ne jamais aller le consulter pour une maladie. Cela
paraît simple et facile, mais bien au contraire,
toute une science complexe se cache derrière cet
enseignement millénaire.
Comment ça marche?
Pour le Dr Nedungadi, pratiquant
en Inde et donnant des conférences à travers le
monde, « Il faut que la règle des 3 P soit
respectée. Le 1er P est le P de la
protection. Il faut se protéger des aspects négatifs
qui nous entourent et de ceux qui sont en nous. Ces
aspects négatifs de l’Univers sont : la pollution,
le stress, la dépression et les pensées fausses et
illusoires. Le 2e P est celui de la
prévention. Le but est ici de conserver l’énergie
qui permet de combattre tous ces aspects négatifs.
Enfin, le 3e P est pour prolonger. Il
n’est guère important d’avoir une longue vie, mais
plutôt une vie en santé. »
Vata,
pitta, kapha : les 3 concepts
fondamentaux
Notre corps physique, tout comme
l’Univers, est composé des cinq éléments suivants :
éther, air, eau, feu et terre. Pour chaque individu,
les proportions de ces éléments varient. À ce
niveau, l’Ayurveda introduit trois concepts de base
extrêmement importants qui correspondent à des
regroupements de ces 5 éléments.
Le vata, formé par l’éther
et l’air, correspond au fonctionnement de nos nerfs
(mais non au système nerveux).
Le pitta,
formé essentiellement du feu, est identifié à notre
système de secrétions (les « fabricants » d’enzymes,
d’hormones…).
Enfin, le kapha, constitué
d’eau et de terre, symbolise notre système de
connexion des tissus (tout comme l’électricité passe
à travers des fils électriques, notre énergie
circule à travers des canaux).
Où se trouvent le vata, le
pitta et le kapha?
Répondre à cette question
reviendrait à répondre à la question : « Où se
trouve Dieu? » – « Toutes les réponses sont
bonnes. » dit le Dr Negdungadi. Mais, selon l’Ayurveda,
le pitta, le vata et le kapha
sont partout dans le corps. Cependant, le vata
se situe surtout des pieds au nombril, le pitta,
du nombril aux poumons et le kapha, du bas du
sternum à la gorge.
Quantités idéales de vata,
de pitta et de kapha
Idéalement, une partie égale des
trois serait le mieux. Néanmoins, seule 1 personne
sur 1 000 possède un tel ratio. « Ne me demandez pas
où l’on magazine son vata, son pitta
et son kapha », ironise le docteur indien.
Nous venons tous au monde avec une certaine
proportion de ces 3 composants. Par exemple, si on
est une personne plutôt de type pitta, nous
aurons le ratio suivant : deux tiers de pitta
et un tiers de kapha et un petit peu en vata.
Ce ratio qui nous est propre est un peu comme une
empreinte digitale. »
Une fois que nous connaissons ce
ratio, le but est simple, mais pas facile pour
autant à réaliser. Il faut conserver ce même ratio
tout au long de notre vie. Quand ce ratio change, du
fait d’un mauvais comportement comme trop manger,
trop dormir, ou encore parce que nous sommes trop
stressés, nous tombons malades.
Nous ne devrions jamais rester allongés et traîner
jusqu'à 2 h du matin, puis aller dormir pour se
lever à 10 h. À la place, nous devrions tomber de
sommeil à 10 h du soir et nous lever à 4 h. En fait,
nous devrions avoir une heure maximale pour aller se
coucher.
Esprit satwic, rajasic
ou tamasic
Heureusement, nous avons à notre
disposition un « merveilleux » compagnon très
puissant qui est notre esprit. Mais, cet esprit a,
lui-même, trois états possibles.
L’état satwic est l’état
idéal à atteindre. Il s’agit d’un esprit calme,
stable et tranquille, mais aussi très vif. Il y a
ensuite l’état rajasic qui est un esprit
dynamique, voire agité, et enfin, le troisième état
que notre esprit peut avoir est l’état tamasic,
qui est un esprit lent, statique, quasi endormi.
Le vata est lié au
satwic, le pitta au rajasic, et le
kapha au tamasic.
Ainsi, une personne vata
serait très active, mince, capable de faire beaucoup
d’argent et de le dépenser aussi vite. Le kapha,
quant à lui, serait assez gros, lent, casanier,
conservateur et bon. Le pita, lui, serait
entre les 2. Ces 6 états du corps et de l’esprit
s’opposent, mais comme dit le proverbe : « Derrière
toute opposition se cache une vérité de la nature ».
Ces oppositions combinées ensemble génèrent notre
équilibre.
D’où viennent ces ratios?
La formation des rations de
satwic, rajasic, tamasic et de
vata, pitta et kapha est complexe
à déterminer. La
constitution, c'est-à-dire la part de Vata, Pitta
et Kapha présent dans un individu est déterminée par l'état des deux parents au
moment de la conception, ainsi que celui de la mère pendant la grossesse.
Note : Sattwa, rajas et tamas sont changeants, ils ne forment pas une constitution, ils
dépendant plutôt du cadre et des habitudes de vie... On ne peut pas déterminer d'ou
viennent leurs ratios d'après
l'hérédité...
Les devoirs et la journée d’un
yogi à temps plein
L’Ayurveda préconise une liste de
nos devoirs pour nous maintenir en bonne santé. Le
Dr Negdungadi les énumère ainsi : « Mentalement,
nous devons nous élever et atteindre l’état
satwic. Nous ne devons pas boire d’alcool,
manger de viande, ni fumer. Nous devons commencer à
pratiquer le yoga à raison de 3 fois par semaine et
commencer aussi la méditation à raison de 2 jours
par semaine. Puis, avec le temps, nous augmenterons
le nombre de nos pratiques. »
« Idéalement, une journée devrait
commencer à 4 h du matin. L’énergie et la
circulation sanguine son les meilleures au
lever du jour. Même si nous ressentons de la fatigue
quand le réveil sonne à 4 h, ceci est une illusion.
En général, il s’agit d’une impression de fatigue,
mais non de la fatigue elle-même. En fait, nous
sommes plus fatigués lorsque nous nous levons à 9 ou
10 h du matin.
Juste après le lever, nous
devrions aller à la selle, car nous passons de la
position horizontale à la position verticale. Puis,
nous devrions faire notre toilette, des exercices de
respiration, de la méditation, des salutations au
soleil, et une douzaine d’asanas. Une série
de mantras à chanter avant le petit-déjeuner
satwic apporte la joie et l’esprit de dévotion.
Ensuite, voilà le temps de la douche suivie par un
massage ayurvédique.
Nous devons fumer pour 3 bonnes raisons qui sont :
1 – le fumeur toussant étant toujours réveillé,
aucun voleur ne viendra chez lui
2 – aucun chien ne viendra mordre le fumeur, car il
lui faut très vite un bâton pour marcher
3 – le fumeur n’aura jamais d’attaque cardiaque, car
il sera mort d’un cancer des poumons avant l’âge de
30 ans.
Le muscle, comment ça marche ? Pourquoi s'étirer ?
Yoga et médecine
Une étude clinique a été menée,
à Delhi,
auprès de deux groupes de
personnes atteintes de diabète pour établir
si la pratique du yoga avait une influence sur le
contrôle de la glycémie et la
conductibilité des nerfs. Résultats
significatifs.
Sutras de Patanjali
« La
finalité du yoga c’est le Samadhi, cet état déconditionné
dans lequel, enfin libre des automatismes de comportement et
de pensée, on peut enfin faire un avec la vie, en acceptant
que tout change et se modifie. » Pour Patanjali,
la connaissance métaphysique seule ne peut conduire
à l’unité.
Dans son traité il explique comment y parvenir.
Entrevue
Tenzin Yigyen, un moine tibétain pour "aider" les
Américains
24 Mai 2005. Ashram Sivananda, Val-Morin.
« J’ai
déjà fait du yoga, mais pas les exercices physiques.
Le yoga est aussi une pratique mentale. Je suis la
réincarnation d’une personne tout à fait ordinaire,
peut-être d’une vache ou d’un canard. Jusqu’à
présent, le Dalaï-lama ne s’est en effet jamais
réincarné en Amérique. Quand je médite, je vois la
colère et les bénéfices de son contraire, la
patience. »
Méditation
Guide pratique pour commencer à méditer
Assez
de lectures et d’articles lus
passivement, le temps est venu de laisser de côté la
théorie pour passer à l’action : s’asseoir sur son coussin
et méditer. Quelques conseils pratiques pour intégrer la
méditation dans sa vie quotidienne.
Côté assiette
L'énergie subtile des aliments
Nous avons l’habitude de considérer les
aliments d’un point de vue chimique, de mesurer leur
valeur en protéines, en vitamines ou en fibres. Et si on
allait plus loin, si l’on considérait la vibration des
aliments, leur énergie vitale?
Beaucoup connaissent la Bhagavad-Gita,
l’une des Écritures les plus sacrées de l’hindouisme,
qui inspire aujourd’hui encore tous les aspirants
spirituels, en Orient, comme en Occident. Mais
saviez-vous qu’elle est le fondement philosophique des
règles d’alimentation yoguiques? La Bhagavad-Gita nous
enseigne comment nous comporter, mais aussi comment nous
nourrir.
Découverte
Qu'est-ce que le jaïnisme ? Négligé et persistant
Mal ou peu connu, le jaïnisme est souvent
considéré comme un cousin du bouddhisme ou de
l’hindouisme. Les Jaïns sont plus végétariens que n’importe
quel végétarien du monde. Dans leur logique, se nourrir,
c’est forcément détruire des vies. S’abstenir de le faire,
c’est modérer l’accumulation de détritus dans l’âme. Ils
préfèrent limiter les occasions de s’alimenter, surtout la
nuit*** et se priver de certaines denrées, pas moins
de deux cent vingt-deux. Pour les Jaïns, manger la nuit est
propice à la violence. Dans le noir on ne voit pas les
« êtres vivants », il existe donc le risque d’enfreindre la
doctrine de la non-violence (ahimsa).
Visite spirituelle
Temples et centres bouddhiste tibétain à Montréal
Le
Québec est riche en spiritualités d’ailleurs. En s’exilant
de leur pays pour venir vivre chez nous, les Tibétains ont
implanté ici leur savoir et leurs techniques spirituelles.
Guide et chemin dans la grande ville de Montréal, à la
découverte des lieux de sagesse du bouddhisme tibétain.