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Hiver 2005 - Vol.1 N.3

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Sommaire

 

Dossier Iyengar

BKS Iyengar est devenu une légende de son vivant. À 87ans, il est toujours un yogi très actif dans le monde.

 

Le bouddhisme engagé de Thich Nhat Hanh

Il enseigne le bouddhisme comme un art de vivre visant la transformation et la guérison.

 

Salut au soleil à la maternelle

Une enseignante de la Rive-Sud de Montréal intègre des notions de yoga dans son groupe de maternelle.

 

Qui a peur du yoga ?

 

De Time Square à l'Ashtanga

 

Une île, un kayak, des asanas, la Colombie-Britannique

 

Pranayama de base

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Iyengar

 

Iyengar se raconte

« Je suis né dans un village appelé Belur, en Indes le dimanche 14 décembre en plein épidémie de influenza de 1918. Ma mère ayant contracté le virus nous avons tous les deux peu de chances de survivre mais Dieu décide de nous sauver. Ma santé se détériore avec la malaria et le thyphoide, un médecin suspecte que j’ai la tuberculose. En ces temps-ci il n’y a pas de médicaments pour ces maladies. Je deviens un poids pour moi-même et mes parents.

 

Mon père meurt quand j’ai 9 ans. Personne dans la famille ne peut me guider pour obtenir une meilleure santé. Ma scolarité est affectée car je dois rester souvent au lit.

 

En 1934, je rencontre Sri T. Krishnamacharya qui est aussi mon beau-frère. Il a appris le yoga auprès du grand maître Sri Ramamohana Brahmacharia. Il me propose de rester avec ma sœur à Mysore (où il vient d’ouvrir une école de yoga) jusqu’à son retour de Bombay. Voila le « flash de ma destiné » qui a changé le cours de ma vie.

À son retour de Bombay, il me suggère d’apprendre quelques asanas au lieu de rentrer chez moi, il dépose en moi les graines du yoga.

 

Mon premier contact avec le yoga

Mon corps est raide, quand je me penche vers l’avant mes mains touchent à peine mes genoux. Je doute que le yoga sera bon pour moi, mon corps ne semble pas répondre alors que je travaille dur. Je reste avec mon guru deux ans.

 

Au tout début, il démontre peu d’intérêt à m’enseigner probablement à cause de mon corps chétif. Mais alors qu’un de ses étudiant qu’il forme depuis un ans le laisse tomber, il se tourne vers moi. Dés lors il me fera pratiquer 2 fois par jour. À cause d’une pratique aussi intense j’ai mal partout et je suis fatigué. Je ne me suis pas tourné vers le yoga par vocation et je ne suis pas né dans la maison d’un yogi, d’un saint ou d’un philosophe.

 

Mon premier enseignement

En 1936, le Maharaja du Mysore envoie mon Guru et quelque uns de ses élèves dont je fais partie pour une démonstration de yoga au nord de Karnataka. Pendant ce tour, des personnes nous demandent de leur enseigner. Dans ces temps là, les femmes n’osaient pas pratiquer le yoga devant des hommes plus âgés.

 

Comme je suis le plus jeune du groupe, mon guru me demande de donner des cours à ces femmes. Elles m’acceptent avec joie. Guruji plante en  moi les graines de l’enseignement du yoga. Je commence a être demander pour enseigner.

 

Mais enseigner nécessite l’expérience or je suis un novice en yoga. Je suis nerveux face aux responsabilité qu’impliquent l’enseignement mais mon esprit me dit : « pourquoi ne pas prendre cette chance ? » J’accepte d’enseigner avec la peur au ventre. Et cela me force à  pratiquer beaucoup et gagner de l’expérience. L’intérêt pour le yoga ne vint pas de mon amour pour le yoga mais de la possibilité de gagner ma vie grâce au yoga.

 

En 1937, un professeur de yoga est demandé à Pune et comme je connais l’anglais, Gurji m’y envoie. Là-bas on me demande d’enseigner dans les écoles, collèges et centres sportifs. J’enseigne dans les collèges alors que je n’avais moi-même pas terminer mon collégial.

 

Mes limites

Les responsabilités de l’enseignement sont trop grandes pour mon jeune age, mes étudiants sont plus âgés, plus grand en taille et plus sophistiqués dans leur attitude. La première humiliation a lieu quand des élèves du collège se mettent à rire quand ils regardent mon physique (je pesais 32 kilos et ma poitrine faisait 22 pouces seulement). J’accepte le défi qu’ils soulevent. Une autre de mes faiblesse est les langues, je ne suis ni très bon en anglais, ni dans ma langue d’origine.

 

Il y avait seulement 2 façons de dépasser ces 2 limitations : soit acquérir la connaissance dans les livres, ou pratiquer avec vigueur et détermination pour obtenir la connaissance à travers ma propre et subjective expérience. Je choisis la seconde option. Je me met donc à pratiquer 10 heures par jour le peu de technique que m’avait appris Guruji.

 

Le collège apprécie mon travail et prolonge mon contrat pour 3 ans. Ensuite, je continue à enseigner indépendamment. Cette pratique intense améliore nettement ma santé et l’enseignement me permet de vivre. Mon mental devient plus stable et mon approche des problèmes de la vie plus spirituelle. Cela pris des années de patience et de travail pour attirer les gens vers le yoga.

 

Les difficultés rencontrées durant ma pratique

L’intensité de ma pratique fait fléchir mon corps, mes nerfs, mon esprit et même mon âme. Parfois mon corps refusent de coopérer, à d’autres moments c’est mon esprit. Mes énergies s’épuisent et je suis mentalement fatigué. J’atteins un tel degrés d’épuisement qu’il m’arrive d’être sur le point de tout abandonner. Je ne peux ni boire ni manger normalement, mon sommeil me lâche.

 

Le doute me tourmente mais je continue ma pratique. Mon esprit ne trouve aucun repos sauf dans l’effort renouvelé. Pour chaque échec, la grâce de dieu me relance dans une nouvelle tentative. Je fais des erreurs énormes car je n’ai aucun guide. J’apprends à reconnaître et différencier le bon du mauvais en observant mes propres erreurs. Souvent je survis avec une tasse de thé car je n’ai pas d’élève. Peu à peu je sens que mon corps gagnent en force et mon esprit en stabilité.

 

J’ai commencé le yoga en 1934 mais ce n’est que 12 ans plus tard, en 1946, que j’éprouve un intérêt et un amour sans borne pour le yoga.

 

Ma transformation par la grâce divine

Ce soudain intérêt pour le yoga fut provoqué par la vision de notre divinité familiale Lord Venkateshwara qui me sourit et me bénit dans un rêve. Il me dit que ma vocation était de pratiquer et enseigner le yoga. Il me bénit d’une main et me tendit des grains de riz de l’autre me disant que je n’aurais plus à m’inquiéter de ma condition matérielle.

 

La même nuit, ma femme rêva de Devi Lakshmi qui lui donna une pièce de monnaie en lui disant qu’elle s’acquittait de ce qu’elle m’avait emprunté depuis longtemps.

Le lendemain des élèves m’appelaient pour des cours de yoga. Depuis lors les étoiles veillent sur moi et la grâce de Dieu m’accompagne.

De 1934 à 1946, le yoga était attaché à moi, mais aujourd’hui c’est moi qui suis attaché au yoga.

 

D’autres obstacles

En 1958, les postures m,échappent, j’ai des vertiges et mon corps est devenu raide. Je questionne d’autre yogis et mon Guru, mais rien n’y fait, ils pensent que la vie d’homme marié et l’âge prennent le dessus. Mais après 3 ans d’effort je retrouve à nouveau l’aisance et le contrôle.

En 1979, après mon 60ème anniversaire, j’ai deux accidents de scooter. Je dois alors redémarrer le yoga comme un débutant, toutes mes vieilles douleurs refont surface. Cela me prendra plus de 8 ans pour retrouver mon niveau.

 

Mon vœu

La pratique du yoga m’a élevé d’une existence sous humaine à celle d’un homme confiant, sincère dans ces efforts, m’offrant esprit d’entreprise et honnêteté, bienveillant en pensée et pur en conscience.

Probablement que cet art n’aurait pas atteint l’homme moyen, pas plus qu’il serait devenu si populaire si le yoga ne m’avait pas imprégné au point de ne faire qu’un.

 

Si le yoga m’a élevé à cette hauteur, alors que mon début de vie fut si difficile, je n’ose imaginer ce qu’il peut offrir à une personne qui commence une vie dans des circonstances favorables.

Nul doute que l’art et la science du yoga sont vastes et les progrès semblent lents.

Je n’hésite pas à partager mon expérience avec mes élèves et je continue à faire l’expérience de nouvelles perceptions et une nouvelle lumière s’installe en moi, même si l’âge avance. Je vis dans mon cœur et mes cellules.

 

J’aimerais pratiquer le yoga jusqu’à mon dernier souffle. Je suis certains qu’après moi, mes élèves, leurs élèves, les élèves de leurs élèves continueront à propager le yoga aux quatre coins du monde, afin que chacun puisse vivre une humanité. Harmonieuse, libre des discriminations géographiques, éthiques, raciales, de caste ou de sexe. » 

Sources : site IYNAUS Iyengar Yoga National Association of the United-States

 

La particularité du yoga Iyengar

Quand méthode rime avec effort

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Le bouddhisme engagé de Thich Nhat Hanh

 

Il enseigne le bouddhisme comme un art de vivre visant la transformation et la guérison. Le célèbre maître zen bouddhiste vietnamien Thich Nhat Hanh était en conférence à l’Oratoire St-Joseph le 26 Août dernier. L’Oratoire était plein.

 Être en contact avec « tout de suite », soulager la souffrance et apporter la paix « maintenant ». C’est le bouddhisme engagé, vécu dans la vie de tous les jours, dans les retraites et les monastères fermés.

 

« Thich Nhat Hanh voulait une institution qui enseigne un bouddhisme plus pratique que théorique, explique sœur Chân Không, sa disciple et camarade de lutte. Le bouddhiste ne médite pas seulement sous les arbres. Quand les bombes tombaient au Vietnam, il n’était plus question de faire de la méditation assise. Il fallait penser les blessés, donner à manger aux enfants » raconte-t-elle.

 

L’exil de Thich Nhat Hanh

En 1960, Thich Nhat Hanh enseigne les religions comparées aux universités Columbia et Princeton, aux États-unis. De retour dans son pays en 1963, il organise un mouvement des « travailleurs de la paix », inspiré notamment de l’action de Gandhi en Inde, pour aider à soulager la souffrance causée par la guerre, là même où elle se trouve, dans les villages et les campagnes, sous toutes ses formes. D’autres moines choisissent, quant à eux, de s’immoler par le feu. Thich Nhat Hanh choisit la troisième voie non violente.

 

En 1966, pendant sa série de conférences aux États-unis, il prêche avec tant de conviction pour des négociations de paix que Martin Luther King Jr le recommande pour le prix Nobel de la paix. Ce dernier dira de lui : « je ne connais personnellement nul autre qui mérite le prix Nobel de la paix que ce doux moine bouddhiste du Vietnam.

 

Je connais Thich Nhat Hanh et j’ai le privilège de l’appeler mon ami. C’est un érudit au savoir intellectuel immense. Ses idées pour la paix, si elles étaient appliquées, bâtiraient un monument à l’oecuménisme, la fraternité, l’humanité. »

 

Suite à ces conférences sur la paix, en 1967, Thcih Nhat Hanh est interdit d’entrée au Vietnam, la France l’accueille. Il s’installera dans le sud-ouest et bâtira, en 1982, « le village des pruniers », une des plus gros sanctuaires bouddhistes d’Europe avec un monastère, des moines, des nonnes, des laïcs, hommes et femmes et des visiteurs venant y faire des retraites pour apprendre à souffler, respirer, méditer, lâcher prise.

 

Le village est une mico-société fondée sur la non-agression, sur l’écoute profonde et la Pleine Conscience.

Il avait déjà fondé dans son pays des écoles d’entraînement à la Pleine Conscience. Durant l’exode des boat people du Vietnam qui durera jusqu’en 1982, ce moine et sa Sangha (communauté) seront là pour eux.

 

 Retour au Vietnam après 39 ans d’exil, pas la moindre trace de revanche

En 2004, il est subitement approché par des membres du consulat vietnamien qui lui propose de rentrer. Les autorités communistes veulent accélérer l’ouverture économique et desserrer les contraintes religieuses. Après 39 ans, le gouvernement vietnamien autorise donc cet ambassadeur de la paix à faire une tournée de trois mois de janvier à avril 2005 dans un pays qu’il ne reconnaîtra pas.

 

 L’esprit de triomphe et de revanche ne l’atteignent  pas, néanmoins Thich Nhat Hanh pose trois conditions : que dix de ses livres soient publiés sur le champ (quatre le seront); qu’il puisse donner des conférences publiques, qu’il soit accompagné d’une délégation du Village des pruniers.

 

Juste avant son grand départ, il écrit dans une lettre adressée aux membres de sa Sangha (communauté)  : « quand j’ai quitté le Vietnam, il y a 39 ans pour venir en Occident demander la cessation des hostilités dans mon pays, j’étais comme une cellule du corps de la Sangha enlevée du corps de la Sangha. Si je me suis pas desséché après quelques années d’exil, c’est grâce à ma pratique de porter le corps de la Sangha à l’intérieur de moi-même. Il ne s’est pas passé une journée sans que je n’essaye de construire une Sangha.

 

J’ai été capable de restaurer une quadruple Sangha complète à partir d’une cellule unique et je rentre chez moi, au Vietnam, non comme une cellule de Sangha mais comme un corps de Sangha tout entier et vous êtes mon corps. »

 

« Partout où nous irons, nous pratiquerons l’établissement dans le moment présent, irradiant la paix et la bonté aimante tout autour de nous. Nous serons tous très observés, minutieusement, particulièrement par les agents des services secret qui seront ainsi capables d’apprécier notre énergie saine et pourront très certainement en bénéficier.. il n’y aura aucune consommation de tabac, viande, poisson ou alcool, nous ne parlerons pas tout en marchant. »

 

Le 11 janvier, à l’aéroport de Paris, à 14h, Le monde écrit à propos de Thich Nhat Hanh :  pas un battement de cil. Pas un mot, une phrase, un geste qui trahisse une émotion. Le maître zen de 80 ans savoure ce moment dans la sérénité et la discipline de la Plein Conscience qui est au cœur de son enseignement bouddhiste. Entouré d’une nuée de nonnes en robe marron, crâne rasé, dont l’inséparable sœur Chan Khong, il attend son vol pour Hanoï. Un vol attendu depuis 39 ans.

 

Rencontre sereine avec la réalité

La méditation n’est pas une évasion, c’est une rencontre sereine avec la réalité. Thich Nhat Hanh recommande aux débutants « la méthode de la reconnaissance pure : reconnaître sans juger, les sensations, sentiments, que ce soit de compassion ou de colère. Ils doivent être recueillis, reconnus et traités d’une façon absolument égale; car tous deux sont nous-même. Je suis la mandarine que je mange, je suis la graine de moutarde que je plante. Tout est traité avec le même soin.

 

Cette méthode de l’observation pure peut sembler difficile lorsque nous sommes en proie à la tristesse, à l’anxiété, à la passion… dans ce cas, orientez votre méditation précisément en utilisant votre propre état d’esprit comme le sujet de votre méditation. Sous le regard de la méditation, la tristesse, anxiété, ou passion se découvrent dans leur véritable nature, une révélation qui amène guérison et libération.

 

Chacun de nos objets de méditation est semblable à un plat que l’on doit cuire longtemps à feu vif. Il faut le mettre dans une marmite, le couvrir et allumer le feu. La marmite c’est nous-même; la chaleur nécessaire à la cuisson, c’est le pouvoir de la concentration, et le combustible provient de la Pleine Conscience.

 

On n’a pas besoin de s’observer longtemps pour constater que notre présent est presque toujours habité par … le future ou le passé. On saute du lit le matin en pensant à tout ce qui nous attend dans la journée et on rentre le soir avec tout ce qu’il y a eu de bon et de moins bon dans la journée. La tête pleine de projets et de souvenirs qui se bousculent sans arrêt, comment pouvons-nous alors réellement apprécier, par exemple, la joie de l’enfant débordant de bonheur à nous retrouver ? »

 

Notre monde est malade

 Manque de temps chronique, maladies du travail, maladie de l’âme, familles éclatées, enfants troublés, dépression, « burn-out » n’en sont que quelques manifestations les plus connues. La méditation apporte des soulagements en permettant au pratiquant de reprendre contact avec leur être intérieur et de faire la paix avec les irritants extérieures qui l’entourent et le menacent quotidiennement. Mais la  méditation ne se confine pas à rester assis sur un coussin.

 

La Pleine Conscience, à tout moment de la journée, nous apprend à ralentir le rythme intérieur et extérieur de notre vie. « Quand je bois mon thé, je bois mon thé. » Ce ralentissement salutaire nous permet d’observer ce qui se passe en nous et autour de nous, il accroît notre compréhension, notre tolérance et notre acceptation du monde.

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Salut au soleil en maternelle

 

Une enseignante de la Rive-Sud de Montréal intègre des notions de yoga dans son groupe de maternelle. Depuis l’an dernier, les jeunes de la classe de Magda Fares amorcent leur journée par le salut au Soleil, en silence et dans le calme. Les enfants aiment cette démarche et en redemandent. Une approche qui leur permet de trouver la quiétude et la paix intérieure.

 

Le Yoga en classe

Magda Fares est une enseignante qui aime le calme et a fait de la lutte contre le bruit son cheval de bataille. L’année dernière, elle suit des cours de yoga en compagnie de collègues, défrayés à 50 % par l’école Louis-Lafortune de Delson, où elle enseigne. Pour elle, il était donc naturel d’intégrer quelques mouvements de cette discipline dans sa classe. Il existe de nombreux bienfaits pour les enfants.

 

Cette activité les encourage à apprécier le silence et l’introspection. Chaque journée démarre par le salut au Soleil, une période de calme d’environ cinq minutes et se termine par une séance de relaxation, également inspirée du Yoga. « Comme personne humaine, il était important pour moi de leur enseigner le calme, la tranquillité, la paix et le respect. Cela leur permet de se recentrer, de ralentir, de bien entreprendre la journée », explique l’enseignante qui a noté une baisse du bruit et de l’hyperactivité des jeunes depuis l’introduction de ces périodes.

 

Des enfants séduits

Les jeunes ne se font pas prier lorsque leur professeure ferme les lumières et les invite à se déplacer vers la grande fenêtre. Ils aiment commencer chaque journée par le salut au Soleil. Ce n’était pas toujours ainsi. Les bambins étaient surpris lors de leur première activité de yoga,. « Ils ont ri. Il était inhabituel pour eux de se souhaiter la paix dans leur cœur. Les jours suivants, ils se sont habitués et ils étaient sérieux », explique leur enseignante.

 

Au moment de notre passage matinal dans la classe de Mme Fares, les enfants étaient très heureux de nous montrer leur savoir-faire. C’est avec grand sérieux que les jeunes ont effectué leur salut au Soleil. On entendait voler une mouche. Ils suivaient les directives de leur éducatrice à la lettre. « Ils aiment ça.

 

Si les autres amis font du bruit, ça les dérange », souligne madame Fares. Elle ajoute que certains élèves le pratiquent chez eux durant la fin de semaine et certains l’apprennent à leurs parents. Les enfants répondent spontanément lorsqu’on leur demande s’ils aiment cette activité. « Cela calme et on peut mieux respirer. Ça fait du bien. C’est gentil pour le Soleil, il est dans notre cœur ».

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Qui a peur du yoga

 

L'église catholique dénonce une initiative du ministre croate de l'Enseignement qui vise à introduire des cours facultatifs de yoga pour les enseignants. Pour les Oulémas musulmans d'Égypte le yoga va à l'encontre de la charia. Les Américains inventent le yoga chrétien.

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Une île, un kayak, des asanas, la Colombie-Britannique

 

Professeure de yoga à temps plein depuis 8 ans à Montréal, Francine Aubry organise des retraites à thèmes qui inclut une classe quotidienne de yoga.

 

 

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