Compassion et
revolver
« J’ai
l’habitude de dire aux gens que le concept de la
guerre est dépassé, c’est important de le savoir
(applaudissements). »
« La paix
ne signifie pas que nous n’avons plus de problèmes,
non, les problèmes restent. Mais nous avons besoin
de méthodes non-violentes et de processus pacifiques
de résolution de conflits. Et pour cela, il faut
de la détermination, du pouvoir et un certain
franc-parler.
Je pense qu’il existe deux
désarmements : le désarmement intérieur et le
désarmement extérieur, et les deux sont intimement
reliés.
Le but est
que le monde entier soit désarmé, cela ne se fera
pas en une nuit mais pas à pas et avec des méthodes
de confiance et des garanties. Il faudra bannir les
armes nouvelles, les armes biologiques et peut-être
qu’alors, avec espoir, notre rêve d’un monde sans
arme se réalisera dans notre siècle ou le suivant
(applaudissements). »
Le
désarmement intérieur
« Mais
pour y parvenir nous devons aussi procéder à un
autre désarmement, celui qui est intérieur. Il
faut
étudier notre monde émotionnel, scruter les émotions
bénéfiques et les négatives, observer comment elles
se développent, comment elles s’affectent les unes
et les autres.
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Grossesse yogi
Par
Marianne Durand
Un
voyage de neuf mois, ou presque... Cela peut sembler long pour
une mère en devenir. Face à la vague de bouleversements qui
déferle sur son corps et son esprit, il est parfois difficile de
maintenir son équilibre, même pour une yogini !
Pour
vivre au mieux cette période initiatique qu’est la grossesse, la
clé est le lâcher-prise: laisser la nature faire son œuvre sans
interférer, avoir pleinement confiance, ne pas considérer son
état comme une pathologie. Ne pas subir les changements, mais
les embrasser, accepter avec bonheur cette énergie brute de
l’univers en action.
Neuf
mois. Cela paraît interminable, pourtant c’est à peine suffisant
pour se préparer mentalement à la maternité, surtout s’il s’agit
d’un premier enfant. Car il en faudra, du lâcher-prise, pour
rester sereine face aux pleurs du bébé et aux réveils nocturnes
!
Chaque femme vit sa grossesse de façon unique, mais toutes
s’entendent pour confirmer que cela n’a rien d’un long fleuve
tranquille. C’est un torrent impétueux, avec ses chutes et ses
accalmies, ses surprises et ses émerveillements.
A chaque étape,
la pratique yoguique s’avère une aide précieuse pour garder le
cap au cœur de la tourmente et profiter au mieux du moment
présent.
Alors, au lieu d’être une période pénible et inconfortable, ces
neuf mois deviennent un passage, un temps de pause, riche
d’enseignements spirituels.
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Vata, pitta, kapha

Le
mot
ayurveda est composé de deux mots sanscrits : veda
qui signifie « connaissance absolue » et ayur pour «
sciences de la vie ».
L’ayurveda
serait donc la connaissance absolue des sciences de la vie.
Cette science médicale indienne considère que chaque personne a
une constitution physique, mentale et spirituelle unique que
l’on peut définir grâce aux
trois
doshas.
Pourquoi
déterminer sa constitution
doshique?
Chaque individu a des proportions de
vata,
de
pitta
et de
kapha bien spécifiques
qu’il est important de connaître.
En fonction de ces proportions,
nous recevons des recommandations.
Par exemple, un régime
alimentaire excluant des aliments, des routines, des heures de
lever et de coucher, des types
de massages
et de
jeûnes. Et pourquoi suivre ces recommandations?
Tout simplement pour maintenir l’équilibre de ces
trois
doshas afin de rester en santé.
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La route de Boga
Par Swami Madhurananda
Nous avons souvent tendance à idéaliser la période de
l’enfance parce qu’elle signifie innocence, candeur,
facilité et légèreté. Mais en tant qu’adulte, un jour ou
l’autre, nous nous rendons compte que nous y avons tissé un
solide grillage pour nous protéger de nos souffrances. Cela
montre
que l’enfance n’est pas une période si facile.

La route
de l’enfance
Personnellement, j’envisage le yoga à la fois comme une
possibilité pour l’enfant de grandir harmonieusement dans
toutes ses dimensions et comme un moyen pour qu’il libère
les tensions inhérentes à la vie et s’affirme dans son
individualité.
Pour les enfants, un cours de yoga c’est d’abord l’occasion
de se connaître, car on y parle beaucoup de qualités et on
les développe. Ceci est un aspect non négligeable qui fait
contrepoids à l’éducation qui, elle, met beaucoup l’accent
sur les défauts à corriger. Nous en sommes tous des témoins
vivants. Et quel contrat!
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Bio, local et sans emballage
De
plus en plus de personnes adoptent leur « fermier de famille »
si possible bio. Fini les nombreux intermédiaires, grâce à ce
projet d’Équiterre, vous êtes directement en contact avec un
fermier qui vous livre ses aliments bios (fruits, légumes,
viandes…) à un point de chute près de chez vous. Au Québec, en
2005, 20 000 Québécois ont choisi de manger bio et local.
Du
Japon au Québec
L’agriculture soutenue par la communauté (ASC) est d’abord
apparue au Japon en 1965 dans un projet appelé teikei qui
veut dire « l’alimentation avec le visage du fermier ».
Puis,
elle s’est développée en Suisse et aux États-Unis dans les
années 1980. Et en 1995, la ferme Cadet-Roussel, au mont St-Grégoire,
fut la pionnière dans le domaine au Québec.
Cela a commencé par
des livraisons hebdomadaires de fruits et légumes biologiques de
la ferme à une vingtaine de personnes du Mile-End de Montréal.
Un an après, le projet était lancé et le réseau de fermes créé.
En 1996, le réseau comptait à peine sept fermes; en 2005, 97
fermes réparties dans 14 régions du Québec y adhéraient.
Certaines fermes alimentent une quinzaine de partenaires,
d’autres plus de 400. Ainsi, en 2005, 20 000 Québécois sont
allés chercher leur panier bio.
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par Hervé Blondon
« La
solitude est venue comme un fléau triste et gris »…
Lorsque j’étais enfant,
ma mère me disait que la solitude représentait la
tristesse qui nous habite. Cet état était vu comme
une tare, une maladie incurable :
« les personnes seules sont si tristes ».
Plus tard, en contact avec le maître qui m’enseignait
au Népal, je découvris que la solitude était
présente dans toutes les traditions qui cherchent
à révéler l’éveil. Alors, la solitude, à conseiller
ou à proscrire?
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Recette
Taboulé des Incas
Par Marianne Durand
« Rares sont les aliments issus du règne végétal
qui, comme le quinoa, contiennent tous les acides
aminés essentiels »

Le quinoa, la force des bâtisseurs incas
Histoire
Cette petite plante originaire des Andes n’est pas
vraiment une céréale, elle s’apparente plutôt aux
épinards. Cultivé sur l’altiplano bolivien,
entre 3 500 et 4 000 mètres d’altitude,
le quinoa a
nourri les bâtisseurs de l’Empire du Soleil et
constitue aujourd’hui encore la base de
l’alimentation des peuples locaux qui en tirent
force et vitalité. D’après les archéologues, la
domestication du quinoa date de 5 000 av. J.-C. !
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