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Dossier Le yoga et les québécois

Au Québec, en 1998, environ 8% de la population pratiquait le yoga, la méditation ou le tai-chi. Ils étaient 1,6%  en 1994.

 

Débuter le yoga

Comment trouver un bon centre de yoga avec des professeurs sérieusement formés.

 

3 écoles, 3 asanas, 3 profs

Périple à travers 3 écoles de yoga : Sivananda, Kripalu et Moksha

 

L'Ayurveda, un art de vivre

Pour l'Ayurveda, un médecin nous aide d'abord à rester en bonne santé.

 

Matthieu Ricard : le baby-boomer de la sagesse

«On ne naît pas heureux, on le devient». Quel est le baby-boomer occidental qui se lève à 5h30 du matin pour faire sa pratique spirituelle bouddhiste jusqu'à 8h ?

 

Initiation au Yoga

« Le yoga est une approche qui nous aide à nous observer, à changer profondément et à aller vers soi-même? Un véritable voyage intérieur. »

 

Quand le Dalaï-lama parle de guerre, paix et réconciliation

« J’ai l’habitude de dire aux gens que le concept de la guerre est dépassé.»

 

De la drogue au yoga

JF s'avoue dépendant et rencontre le yoga.

 

Le kripalu yoga

Qu'est-ce que le Kripalu yoga ?

 

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3 écoles, 3 asanas, 3 professeures

 

1 - Yoga Sivananda

Par Mahati

 

« L'enseignement de Swami Sivananda est un yoga classique, dont la pratique est basée sur cinq axes : les postures (asanas), la respiration (pranayama), la relaxation, l’alimentation végétarienne, et enfin la pensée positive et la méditation. Le cours traditionnel inclut la salutation au soleil, puis la pratique de douze postures de base, avec une relaxation entre chaque posture. Les postures dont on tire le plus de bénéfices sont la posture sur la tête, la posture sur les épaules et la flexion avant (selon Swami Sivananda, leur seule pratique suffit à maintenir le corps en parfaite santé). »

 

Posture sur les épaules –chandelle- Sarvangasan

 

Les bénéfices :

Sarvanga en sanscrit signifie « le corps tout entier » : la posture sur les épaules tonifie tout le corps.

Apportant presque les mêmes bienfaits que la posture sur la tête, la différence étant que la tête perpendiculaire au corps, permet l’étirement de la nuque et des vertèbres cervicales.

La pression du menton exercée sur la gorge permet de stimuler les glandes thyroïdes et parathyroïdes, qui contrôlent notamment le rythme cardiaque, la régulation du poids et même de l’humeur.

La posture active la circulation sanguine et irrigue abondamment le cerveau.

Sarvangasan favorise la respiration abdominale profonde puisqu'elle limite l'utilisation de la partie supérieure des poumons.

 

Entrer dans la posture :

Couché sur le dos, jambes ensemble, bras le long du corps. Inspirer et monter les jambes à la verticale. Puis en supportant le bas du dos avec les mains, doigts tournés vers la colonne vertébrale, soulever le bassin en expirant. Ensuite, abaisser les mains vers les omoplates, rapprocher les coudes, jusqu’à être en équilibre sur les épaules, tout le corps bien vertical, mais détendu.

 

Ne pas faire :

- Pointer les pieds. Ils doivent, tout comme les jambes, rester relâchés.

- Créer un angle avec les fesses. Le corps doit être parfaitement aligné.

- Garder les mains autant que possible le long de la colonne vertébrale et tout près du sol.

- Crisper le visage. Il faut respirer pour se détendre.

 

Attention :

Pour les personnes qui ont des douleurs au niveau des vertèbres cervicales, qui souffrent de problèmes oculaires ou d’hypotension, de glaucome, la posture est à éviter.

 

Pour sortir de la posture :

Abaisser les jambes à 45 degrés en arrière. Allonger les bras au sol, paumes tournées vers le bas. Dérouler le dos vertèbre par vertèbre, les bras agissant comme des freins pour descendre lentement, avec contrôle.

 

 

2 - Yoga Kripalu

Par Kelly Mcgrath

 

« Le cours consiste dans un premier temps à apprendre la base des postures et de la respiration.

 

Dans un second temps, l’élève est amené à être conscient et à l’écoute des sensations de son corps. C'est ce qu'on appelle "la conscience du témoin".

Durant les cours, la méditation est constamment guidée pour diriger l’élève vers des points particuliers de son corps ou pour développer la compassion et le non jugement. Au fil des cours, et selon le niveau des classes, les postures sont maintenues de plus en plus longtemps.

 

Enfin, dans un troisième temps, l’accent est mis sur un enchaînement spontané des postures selon les besoins du corps. Le Kripalu cherche à unir l'esprit, le mental et le corps.

Le Kripalu est un peu comme une danse du corps, de l'esprit et de l'énergie, avec une insistance sur les techniques respiratoires et la conscience de son corps. »

 

Posture du triangle – Trikonasan

 

Les bénéfices :

Il fournit un excellent étirement latéral à la colonne; les nerfs spinaux sont tonifiés. Le triangle aide aussi au bon fonctionnement du système digestif.

Le corps devenant plus léger suite à cette asana, les autres asanas seront mieux exécutées.

 

Entrer dans la posture :

Les pieds sont écartés d’environ un mètre. Les bras sont étendus, parallèles au sol. Les épaules demeurent bien basses. Le pied droit tourne vers l'extérieur à 90 degrés et pointe dans la direction du bras droit. Le pied gauche tourne de 30 degrés vers l’intérieur. Hanche, buste et tête restent alignés. On bascule le buste vers la droite pour que le tronc soit parallèle au sol. La tête regarde vers la droite. La main droite se pose sur le genou sans s’appuyer dessus, ou sur le tibia, ou au sol, d’après la progression de chacun. Respiration par l’abdomen.

 

Ne pas faire :

- Pivoter les hanches vers le côté. Les hanches doivent bien rester orientées vers l’avant, dans l’axe du corps.

- Garder les 2 deux jambes bien droites.

- Laisser tomber la tête.

 

Pour sortir de la posture :

Remontez le buste à partir des hanches et non avec les muscles dorsaux. Durant la montée, gardez le dos bien droit. Les bras restent tendus. Les épaules ne remontent pas.

 

 

3 - Yoga Moksha

Par Dina Tsouluhas

 

"Le Moksha yoga est un intense yoga physique pratiqué à l’intérieur d’une pièce chauffée entre 38°C et 41°C.

 « La chaleur permet aux muscles de se réchauffer très vite et de le rester. De plus, la chaleur, en nous faisant transpirer nous permet de désintoxiquer notre corps. »

 

Posture du Cobra bébé - Bhujangasan

 

Les bénéfices :

Ce cobra permet d’étirer le dos et d’assouplir les vertèbres cervicales.

Avec l’ouverture du torse, les alvéoles pulmonaires de la partie haute des poumons sont stimulées.

Les muscles du dos sont fortifiés et les organes abdominaux sont tonifiés et massés.

Agissant sur le système intestinal et reproducteur, cette posture est particulièrement efficace pour soigner les irrégularités et les douleurs associées aux règles et à la constipation.

La posture stimule aussi la thyroïde.

 

Entrer dans la posture :

En contractant la région lombaire, le haut du corps se décolle du sol. Les mains ne supportent pas le poids du buste. Puis la tête et le torse se courbent. La colonne vertébrale subit alors une flexion arrière très intense. Les pieds doivent toucher, voire même presser le sol. Les doigts des mains sont serrés et les gros orteils se touchent.

Les épaules restent baissées et la cage thoracique est bien bombée. Les hanches roulent vers l’intérieur des cuisses.

Les coudes doivent absolument rester collés au corps. Le corps et le visage se détendent dans la posture.

On peut se concentrer sur le point situé au milieu du dos entre les omoplates; le battement du cœur y est perceptible.

 

Ne pas faire :

- Monter les épaules vers le cou; au contraire, les garder les plus basses possible.

- Pousser avec les mains pour soulever le buste, seuls les muscles du bas du dos participent à cette élévation et cette extension, les bras ne sont là que pour guider et stabiliser.

 

Pour sortir de la posture :

Relâchez les épaules. La tête se tourne vers le sol. Les jambes et les muscles fessiers restent contractés. Cette étape clôture l’étirement de la colonne. Puis enfin descendez le buste au sol et relaxez.

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Initiation au Yoga

Par Cécile Gladel

 

« Le yoga est une approche qui nous aide à nous observer, à changer profondément et à aller vers soi-même? Un véritable voyage intérieur. » Si vous êtes prêts pour l’expérience, un cours s’impose, mais pas n’importe où, ni avec n’importe qui. Suivez le guide.

 

Adopter le yoga se fait progressivement et élimine toutes notions de performance. La majorité des adeptes s’initie au yoga pour relaxer, se recentrer et surtout, ne plus donner d’emprise au stress. Si cette discipline, qui est une philosophie de vie ou une thérapie et non un sport, permet d’atteindre des objectifs de mieux-être, elle vous amènera plus loin si vous persévérez.

 

« Le yoga est une approche qui nous aide à nous observer, à changer profondément et à aller vers soi-même?. Un véritable voyage intérieur », souligne Lyne St-Roch, fondatrice du studio du même nom et professeure de yoga. Joel Kramer, un maître américain du Hatha-Yoga décrit le yoga comme ceci : « Il s'agit d'une démarche psychophysique qui procure une connaissance du Soi et qui s'adapte merveilleusement aux besoins de la vie trépidante d'aujourd'hui », écrit-il.

 

Certains types de yoga peuvent se révéler spirituels, mais on ne doit pas les confondre avec une religion. Cette discipline aurait vu le jour en Inde, il y a approximativement 5 000 ans.

Le premier principe de la philosophie du yoga est ahimsa, ce qui signifie ne pas faire de mal aux autres. Le yoga fait partie du processus de méditation, un prélude qui permet d’y accéder si on le désire. Ces deux disciplines sont donc complémentaires. Pour Lyne St-Roch, le yoga n’est pas un sport, mais plutôt une thérapie, même si des variantes aérobiques s’en inspirant apparaissent dans les centres sportifs.

 

Trois sutras, principes de base, composent le yoga. Tout d’abord, être fermement établi dans un espace heureux. Si une posture nous blesse, on ne doit pas insister. Ensuite, on démontre de la rigueur en étant présent dans la méditation, au moment présent. On s’observe avec un esprit de détachement et on lâche prise. Finalement, on évite de se juger et on fait preuve de compassion envers soi-même.

 

Pourquoi pratiquer le yoga ? Pour se guérir, retrouver un équilibre, arrêter le cours étourdissant de nos vies, délier les articulations, les nerfs et les muscles. « C’est une transformation, un retour à l’équilibre. Je rencontre régulièrement des gens qui ont vaincu leur angoisse, l’asthme, le mal de dos, l’insomnie », témoigne Lyne St-Roch. Le yoga s’avère être beaucoup plus que des postures mais une manière de connecter l’esprit, le corps et la respiration.

 

Le yoga, c’est une histoire et une philosophie à apprendre; un style de vie qui nous aide à libérer les tensions du corps. « L’approche nous permet de calmer l’agitation mentale pour que notre vraie nature se révèle. Durant les cours d’initiation, le défi premier est d’amener les participants à se concentrer. La simple action de s’asseoir calmement dans une posture de méditation est un défi pour de nombreux débutants. Souvent ils ne tiennent pas plus de 30 secondes », explique Lyne St-Roch.

 

Contrairement à la croyance populaire, il n’est pas nécessaire d’être souple pour pratiquer le yoga, l’inverse facilite l’apprentissage. Presque tout le monde peut exécuter les postures de base. Si on souffre de certaines maladies, de problèmes d’articulations ou autres malaises, il est important d’en informer son professeur qui adaptera la pratique à nos conditions spécifiques. Dans tous les cas, Lyne St-Roch conseille fortement aux débutants de suivre un cours avec un instructeur qui possède au moins deux à trois ans de formation. « On peut suivre des cours partout au Québec et on choisit bien son centre, tout en vérifiant la formation des professeurs.

 

Depuis les cinq dernières années, la popularité du yoga explose et on peut trouver des gens qui s’improvisent professeurs de yoga après quelques semaines de formation », explique-t-elle. Lyne St-Roch insiste sur ce point étant donné que la correction des postures par un professeur est primordiale. « Dans la pratique du yoga, plusieurs postures exigent des extensions de la colonne vertébrale pour la délier. Il est donc nécessaire que ce soit bien fait pour éviter les risques de blessure », ajoute-t-elle.

 

Lorsqu’on aborde un cours de yoga, il faut oublier les principes de performance habituels. L’initiation peut durer sept semaines et l’évolution est très lente. La clef du succès est de prendre son temps, se concentrer et ne pas entrer en compétition. Chaque personne évolue différemment dans la pratique.

Le yoga de base se nomme Hatha-Yoga. Environ une quinzaine de formes existent en Occident. Une base de postures, d’exercices respiratoires et de méthodes de concentration et de méditation est commune aux différentes formes de yoga.

 

Plusieurs centres développent leur propre technique portant leur nom comme le yoga Sivananda s’inspirant du guru Swami Sivananda. Il existe aussi le yoga prénatal qui s’adresse aux femmes enceintes. On retrouve quelques autres formes par exemple le Ashtanga ou le power-yoga qui permet d’élever son endurance et d’augmenter sa capacité cardiovasculaire. Le yoga Intégral regroupe les postures, la respiration et la méditation. Le yoga Iyengar met l’accent sur l'alignement de la colonne vertébrale. Le yoga Kripalu insiste sur les techniques respiratoires. Le yoga Kundalini travaille à libérer l’énergie salvatrice. Le yoga Viniyoga quant à lui intègre la respiration au mouvement.

 

Finalement, le yoga semble l’activité la plus indiquée pour retrouver une santé physique et psychologique. Une philosophie salvatrice pour contrer le rythme effréné de nos vies actuelles. Un petit arrêt, un luxe à ne pas se refuser.

    

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Le yoga et les Québécois

Par Natacha Rouchon

 

On peut estimer que, de nos jours, un peu plus de 10% des québécois sont familiers avec ces pratiques. Dans le reste du Canada, en 2000, ils sont 9% de la population, la Colombie-Britannique étant la grande championne avec 17% en 1999.En 5 ans le nombre de yogis a doublé

 

D'après le magazine Time de janvier 2003, aux États-Unis, plus de dix-huit millions d'américains faisaient du yoga. Leur nombre aurait doublé en cinq ans.

Le magazine Newsweek indique, quant à lui, qu'à l'heure actuelle, presque vingt millions ont adopté le yoga, ce qui fait environ 7% de la population américaine. Le Canada, le Québec et les États-Unis ont sensiblement le même pourcentage de pratiquants. Toujours pour l'Amérique du nord, Newsweek annonçait en 2003 que 75% des clubs de remise en forme offraient à présent des cours de hatha yoga (yoga traditionnel indien). En quatre ans, ce chiffre avait, lui aussi, été multiplié par deux.

 

Les occidentaux étant stressés, agités et inquiets, le yoga leur apporte relaxation, concentration et calme ; nul doute que cette discipline allait remporter un franc succès chez nous. On dénombre plus de 150 centres de yoga à travers le Québec (77 sont répertoriés), et au moins 300 professeurs répartis dans toute la province. Étant donné ces chiffres qui doublent, triplent et quadruplent, on comprend aisément qu'il y a là tout un marché lucratif qui a, lui aussi, débarqué sur notre territoire.

 

Le yoga, une affaire de femmes et d’enfants ?

Même si le yoga attire majoritairement les femmes, les hommes y viennent peu à peu. D'après le magazine «Yoga Journal», les hommes, parmi les pratiquants de yoga, ne représentaient que 12% en 2001, alors qu'en 2004 ils occupaient 23% des salles de yoga. Étant donné la douceur et la non violence de cette discipline, les personnes du 3ème âge embarquent dans le mouvement : un rythme de yoga est spécialement conçu pour elles, aux postures plus lentes, simplifiées, avec variations et aussi mieux adaptées à leurs capacités et à leur âge.

 

Les enfants et les adolescents ne sont pas laissés pour compte non plus, bien au contraire, ils ont, eux aussi, leur propre yoga plus actif et plus dynamique ; Il s'agit d'un yoga basé sur des jeux. À titre d’exemple, ils jouent au jeu : 1-2-3 soleil, lorsque les enfants ont à s'immobiliser, ils doivent, en la leur ayant bien démontré, bien apprise, prendre une des postures d'équilibre du yoga.

 

Par rapport aux adultes, ils ont bien souvent un avantage considérable : une souplesse naturelle qui n’a pas encore eu le temps d’être entachée par de vieilles mentalisations. Leur difficulté est de rester concentrés, le pourquoi de les maintenir le plus souvent dans le mouvement.

 

Parlons prix

Un cours de 45 mn à 2h de yoga peut varier entre 8 à 15$. Les cours de méditation dirigée sont dans la tranche de 5 à 10$. Par contre, la méditation pratiquée dans certains centres de yoga en soirée et tôt le matin, elle est libre et gratuite. Cependant, la tendance va se démocratisant en regard de la pratique du yoga, tout comme celle du tai-chi : bien qu’elle soit adoptée par les classes supérieures et moyennes, désormais elle s’applique à tous.

 

En pénétrant dans les YMCA et YWCA, depuis trois ans, les cours de yoga sont inclus dans les forfaits, deviennent abordables et, de ce fait, un plus grand bassin de population y a accès.

 

La foire aux yogas

 Avec le temps, bien des types de yoga nous sont parvenus et il devient difficile de s'y retrouver. Il semble y en avoir pour presque tous les goûts.

 - Par exemple, pour celui qui aime bouger vite il y a l’Ashtanga yoga (ou power yoga) qui ressemble à de l'aérobic.

 

- Le Hatha yoga ou yoga traditionnel, le plus répandu, qui, selon une variété de postures en alternance et savamment étudiées, fera travailler davantage l’adepte sur la tenue de la posture, la respiration et le temps de relaxation.

 

- Le Kripalu yoga est un yoga plus zen ou plus méditatif : les positions sont enchaînées, sans pause, mais tout en douceur et en continu.

 

- Le Hot yoga, ou Bikram yoga, a beaucoup fait parler de lui, il se pratique en salle surchauffée.

 

- Peu répandus encore, mais aussi disponibles à Montréal, deux types de yoga hautement thérapeutiques : le yoga Égyptien axé sur la rééducation de l’appareil locomoteur, travail efficace sur les difficultés de la colonne vertébrale et le yoga Kung-fu ou yoga Chinois on ne peut plus régénérateur.

 

On ne compte plus non plus les écoles de yoga où l'on devient professeur de yoga. Certaines écoles sont plus rigoureuses que d'autres : les formations varient de quelques fins de semaine à un mois. Quant à la méditation, elle est de différents types : soit, basée sur la visualisation comme la méditation tibétaine ou sur le souffle, comme dans la méditation zen. Tout un choix choix à Montréal où l’on trouve quelques dizaines de centres pratiquant la méditation dirigée ou la méditation libre.

 

Lieux de retraite

Le yoga et la méditation ont leurs propres lieux de retraite. En général, ils sont situés en pleine campagne, dans le calme et loin de toute pollution. On note, au Québec, quelques rares Ashram ou communautés spirituelles axées sur la pratique du yoga et de la méditation. Le plus connu et le plus important est l'Ashram de yoga Sivananda, situé à Val Morin dans les Laurentides.

 

Deux à trois formations de professeurs ont lieu chaque été et début d’automne avec nombre d’intéressés qui viennent de différents horizons : Amérique du Nord, Europe, Israël, Amérique Latine, Asie, etc. Également, durant l’été, beaucoup de programmes de choix sont offerts aux visiteurs, tels que : conférences et ateliers sur l'ayurvéda ; programme de désintoxication ; la pensée positive ; la force des mantras…

 

Ashram, un univers de discipline

Parfois méconnu, on peut se méprendre sur l'image d'un ashram en Inde qui est en toute authenticité un lieu de spiritualité où l’on y exerce une pratique forte et assidue de yoga et de méditation. l'Ashram de yoga Sivananda en est une réplique.

 

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Débuter le yoga

Par Valérie Besson

 

La règle d’or du débutant en yoga, le bon professeur

Il est important de trouver un bon professeur de yoga plutôt qu'un soi-disant professeur de yoga situé près de chez soi. Même si vous devez changer de ligne de métro pour aller vers un bon professeur, n’hésitez pas, l’effort en vaut la peine. Malgré tout, un long trajet pour un débutant risque de le démotiver.

 

Plus tard, la passion du yoga venue, le yogi chevronné n'hésitera pas à franchir des centaines de kilomètres pour assister à un cours donné par un professeur qu’il aura sélectionné. Au début donc, il s’agit de dénicher un centre avec des professeurs formés et pas trop loin de chez soi.

 

La non réglementation dans le yoga

 De nos jours, le yoga n'est ni contrôlé, ni réglementé. Il ne se soumet à aucune loi car chaque maître (ou guru) a bâti, au fil du temps, son propre enseignement et sa propre école de yoga. Ceci étant, le débutant introduit dans le monde du yoga a comme vrais repères les références qui lui ont été fournies par le bouche à oreille. Sans référence, il peut facilement se prendre. Le yogi expérimenté, quant à lui, parviendra toujours à trouver son chemin.

 

 Cependant, en matière de réglementation, des fédérations de yoga se sont implantées, et l’on en retrouve une au Québec qui regroupe seulement cent dix professeurs de yoga sur des centaines qui existent. Par contre, aux États-Unis et en Europe : Yoga Alliance et la Fédération française des professeurs de yoga, tentent de contrôler la formation de professeurs.

 

Interrogatoire des professeurs

 Comme à peu près n'importe qui peut se déclarer professeur de yoga du jour au lendemain, nous devons rester vigilant et ne pas croire d’emblée, il faut observer discrètement et attentivement, poser quelques questions au professeur sur sa formation ; lui demander de faire un essai, pour juger le professeur sur l’avancement de ses postures. Tout bon professeur devrait être apte à corriger et à parler des bienfaits de la posture sur les différents processus d’élimination, digestion, ou régénération.

 

Facultativement, et s’il veut bien se prêter à l’intérêt que nous lui démontrons, il serait instructif de lui demander depuis quand il enseigne, où il a été formé, dans quel institut, combien d'heures ou de semaines a duré sa formation ? (ce qui est vérifiable sur internet, deux cents heures de formation sont le minimum requis). La curiosité et l’intérêt du yoga étant présent, pourquoi ne pas lui demander depuis quand il fait du yoga, quel autre type yoga il connaît, etc.

Vous pouvez vous retrouver avec des réponses bien argumentées ou bien totalement floues et jusqu’à quel point alors serez vous en mesure de trancher, ne connaissant rien au yoga.

 

Le cours d’essai

Ensuite un essai d'une classe de yoga s'impose. Dans la plupart des gros centres de yoga, elle est généralement offerte, sinon n'hésitez pas à demander un essai gratuit, sans engagement.

 

Un vrai professeur de yoga ou un centre sérieux, n’ayant rien à se reprocher, seront totalement ouverts à vous offrir un essai gratuit, en plus d'être capable de vous parler longuement de yoga.

 

Réseau Passeport Santé, une référence

Le site de ce réseau explique aussi les conditions entourant le yoga : l'endroit où l'on pratique le yoga devrait être un lieu idéal, c'est-à-dire calme, avec une lumière douce, et une odeur d'encens, planant pendant le cours. Or, nous sommes à Montréal en pleine ville, bruyante et polluée.

 

Ne demandez donc pas trop à un centre mais optez plutôt pour le lieu où vous avez repéré le meilleur professeur et ensuite l’endroit le plus calme que vous pouvez trouver. Les bruits de klaxons sont inévitables ; en restant bien concentré dans la pratique, sur une respiration profonde, il sera aisé de se détacher des bruits extérieurs.

 

En conclusion : Essayez donc quelques centres de yoga, de un à trois par exemple, avant de vous engager dans une session de cours.

 

Quelques pages de livres et de Web :

Les ouvrages de André Van Lysbeth sont excellents, l’un des grands yogis reconnus au niveau international.

Le magazine Protégez-vous a publié un numéro spécial sur le yoga en octobre 2004, testant plusieurs centres de yoga de Montréal. Il est disponible en bibliothèque publique.

Le site de la Fédération française de yoga est assez clair, et en général objectif.

 

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Matthieu Ricard

Valérie Besson

 

Il s'agit de l'interprète francophone officiel du Dalaï-lama : Matthieu Ricard. Ce brillant élève, né en 1946, aurait pu mener en France une prestigieuse et confortable carrière de chercheur en biologie cellulaire et être auréolé de médailles et de prix (dont le Nobel), mais à la place, il a préféré rejoindre les grands sages bouddhistes flairant que le bonheur se trouvait chez ces moines plutôt qu'au sein du si convoité Institut Pasteur.

 

35 ans auprès des plus grands sages. Pourquoi ?

Quand on lui demande ce que trente-cinq années passées auprès des sages (dont l'un fut l'enseignant du Dalaï-lama) lui ont apporté, il répond : «on ne peut imaginer quelque chose de plus précieux que d'avoir constamment un exemple parfait de ce que peut être le bout du chemin et de ce que peut être un être éveillé. Avoir cette perfection humaine et spirituelle en face de soi en permanence c'est un rappel, un exemple constant qui vous évite très subtilement de dévier dans des chemins de traverse».

 

Observant nos sociétés occidentales, dont il est le fruit, il constate et, du même coup, nous fait prendre conscience d'un phénomène tout à fait extraordinaire et surprenant. «Alors que nous consacrons tant d'efforts à étudier, à faire du sport pour notre santé, à améliorer notre confort, à parfaire notre paraître et notre beauté, jamais, à aucun moment, nous ne nous préoccupons de notre condition intérieure, celle qui justement détermine notre qualité de vie». Et de rajouter : «nous travaillons sur tout, sauf sur l'essentiel».

 

Le bonheur ne dépend pas des conditions extérieures

Il a été démontré maintes fois que notre bonheur ne dépend pas des conditions extérieures, les gagnants du loto tombent en dépression et certains prisonniers torturés sortent des camps dépourvus de haine.

Tout dépend de notre perception du monde, de nos réactions et de notre attitude face à la vie, et cela se travaille et s'apprend grâce à la méditation.

 

Comment marche la méditation ?

La méditation ou ce qu'il appelle, moins exotiquement, l'entraînement mental, est un outil qui permet de se changer soi-même. En fait, le méditant, en position assise dans un lieu calme, se concentre sur un objet, sa respiration ou une image mentale, il observe peu à peu le flux de ses pensées, sa conscience, ses états de torpeur ou de fatigue, les douleurs dans son corps.

 

Il découvre l'ego, qui est le «je», le monde des illusions et de celui du changement perpétuel, il commence à comprendre, à voir plus clairement et plus subtilement, la tranquillité et le calme s'installent en lui.

 

Une autre méthode, celle de la compassion, est de générer au plus profond de soi-même des états de compassion en souhaitant le bonheur de tous les êtres vivants. Et enfin la dernière méthode, celle de la contemplation, consiste à observer et regarder simplement notre douleur physique ou mentale, sans fuir ou la nier.

 

À quoi sert l'entraînement mental ?

À devenir heureux ! Avec la pratique et surtout la régularité, le méditant commence à percevoir plus justement le monde qui l'entoure, de nouvelles idées lui apparaissent, il voit la réalité telle qu'elle est et non à travers le prisme déformant de sa subjectivité. Mais, «cette paix ne s'acquiert pas sans effort», ajoute-t-il, et le Dalaï-lama confirme : «le bonheur à bon marché, immédiat et sans peine n'existe pas».

 

Avec son visage et son accent d'un occidental, son crâne rasé et sa robe rouge safran de moine, Matthieu Ricard porte à la fois en lui l'héritage de la culture française judéo-chrétienne (laissée depuis 25 ans) et l'enseignement de la philosophie bouddhiste tibétaine. Il est l'un des ponts, un trait d'union entre ces deux mondes qui tentent de se comprendre et qui d'après lui peuvent s'aider.

 

Freud et Pascal Bruckner avaient tort.

Dans son tout dernier livre «Plaidoyer pour le bonheur», il n'hésite pas à nager à contre-courant des théories de psychologie moderne reconnues et utilisées couramment de nos jours.

Les fondements de Freud et Schopenhauer  tombent sous ses arguments, et le discours du tout dernier philosophe agitateur, Pascal Bruckner, est décomposé en morceaux.

 

Ce moine scientifique ne trouve pas notre mal-être à la même place que ces prédécesseurs, et les remèdes pour parvenir au bonheur consistent à se pencher avec sérieux sur le fonctionnement de notre mental. Pas de recette miracle. Pas de bonheur instantané. Sa définition de l'ego dérange aussi. Pour nous, occidentaux, l'ego représente la confiance en soi, voir la fierté. Pour lui, bien au contraire, la confiance en soi ne peut exister que lorsque l'ego s'évanouit. Dans ses explications, il trouble nos habitudes de penser et modifie nos repères.

 

Ses démonstrations sont claires, limpides et sans appel. De façon sérieuse il déclare que : «nous pouvons devenir plus heureux si nous intégrons la pratique de la méditation dans notre quotidien».

 

C'est prouvé !

«L'expérience montre qu'un entraînement prolongé de notre mental et une attention vigilante permettent d'identifier et de gérer les émotions et les événements mentaux à mesure qu'ils surviennent. Cet entraînement inclut l'accroissement des émotions saines comme la compassion, l'empathie et l'amour altruiste. Il demande également de cultiver systématiquement la lucidité, laquelle permettra de réduire l'écart entre le réel et les pensées que nous projetons sur lui.

 

Changer notre interprétation du monde et notre façon de vivre, les émotions momentanées, engendre une modification de nos humeurs qui ouvre sur une transformation durable de notre tempérament».

 

Je médite comme je me brosse les dents.

Matthieu Ricard raconte son expérience régulière de la méditation lorsqu'il travaillait à l'Institut Pasteur tout en étant plongé dans la vie parisienne : «je me souviens des immenses bienfaits que m'apportaient ces quelques moments où je tournais mon regard vers l'intérieur.

Il est bon d'observer comment les pensées surgissent, de contempler cet état de sérénité et de simplicité toujours présent derrière l'écran des pensées qu'elles soient sombres ou joyeuses. Et, dès lors que l'on a trouvé un peu de paix en soi, il devient plus facile de mener une vie affective et professionnelle épanouissante».

 

La tâche est énorme et il faut du courage mais…

 

Un homme marche sur une plage couverte d'étoiles de mer qui meurent au soleil. Un camarade qui le regarde lui demande : «Te rends-tu compte qu'il y a des millions d'étoiles de mer ! Si louables soient-ils, tes efforts ne font aucune différence». Et l'homme, tout en jetant une étoile de plus à l'eau de répondre : «Si, pour celle-ci, cela fait une différence» !

 

Un astronome japonais, de caractère stable et ouvert, avoua un jour à Matthieu Ricard : «Il faut beaucoup de courage pour regarder en soi». Deux mois par an, ce moine des temps modernes, qu’est Matthieu Ricard, se retire pour vivre en ermite à deux heures de Katmandou. Son livre convainc sans vouloir convaincre. Il éclaire sans chercher à briller. Un baby-boomer est devenu grand sage qui inspire.

Propos tirés de l'entrevue de Jean Christophe de l'Union Bouddhiste Française. Propos recueillis à la TSR «Plaidoyer pour le bonheur». Matthieu Ricard, Nil éditions, 2003.

 

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Ayurveda

 

L’Ayurveda est le système de santé le plus ancien au monde. Né en Inde, il y a 3 500 ans, cet art de vivre considère que l’on ne devrait jamais aller consulter un médecin en étant malade, mais plutôt pour qu’il nous aide à rester en bonne santé.  La philosophie de l’Ayurveda déroute et séduit. Pourquoi?

 

Le mot Ayurveda est composé de deux mots sanscrits : veda qui signifie « connaissance absolue » (sans aucun doute), et ayur pour « sciences de la vie ». L’Ayurveda serait donc la connaissance absolue des sciences de la vie.

 

Pour les Hindous, idéalement, le médecin devrait être consulté régulièrement, et surtout lorsque nous ne sommes pas malades. Il nous examinerait pour déterminer notre type de constitution (vata, pitta ou kapha) et en fonction de ce type, il nous recommanderait un régime alimentaire, des activités sportives, des heures de lever et de coucher, des types de massages…

 

Il établirait ainsi un cadre bénéfique pour notre santé physique et mentale dans le but de ne jamais aller le consulter pour une maladie. Cela paraît simple et facile, mais bien au contraire, toute une science complexe se cache derrière cet enseignement millénaire.

 

Comment ça marche?

Pour le Dr Nedungadi, pratiquant en Inde et donnant des conférences à travers le monde,  « Il faut que la règle des 3 P soit respectée. Le 1er P est le P de la protection. Il faut se protéger des aspects négatifs qui nous entourent et de ceux qui sont en nous. Ces aspects négatifs de l’Univers sont : la pollution, le stress, la dépression et les pensées fausses et illusoires. Le 2e P est celui de la prévention. Le but est ici de conserver l’énergie qui permet de combattre tous ces aspects négatifs. Enfin, le 3e P est pour prolonger. Il n’est guère important d’avoir une longue vie, mais plutôt une vie en santé. »

 

Vata, pitta, kapha : les 3 concepts fondamentaux

Notre corps physique, tout comme l’Univers, est composé des cinq éléments suivants : éther, air, eau, feu et terre. Pour chaque individu, les proportions de ces éléments varient. À ce niveau, l’Ayurveda introduit trois concepts de base extrêmement importants qui correspondent à des regroupements de ces 5 éléments.

 

- Le vata, formé par l’éther et l’air, correspond au fonctionnement de nos nerfs (mais non au système nerveux).

 

- Le pitta, formé essentiellement du feu, est identifié à notre système de secrétions (les « fabricants » d’enzymes, d’hormones…).

 

- Enfin, le kapha, constitué d’eau et de terre, symbolise notre système de connexion des tissus (tout comme l’électricité passe à travers des fils électriques, notre énergie circule à travers des canaux).

 

Où se trouvent le vata, le pitta et le kapha?

Répondre à cette question reviendrait à répondre à la question : « Où se trouve Dieu? » – « Toutes les réponses sont bonnes. » dit le Dr Negdungadi. Mais, selon l’Ayurveda, le pitta, le vata et le kapha sont partout dans le corps. Cependant, le vata se situe surtout des pieds au nombril, le pitta, du nombril aux poumons et le kapha, du bas du sternum à la gorge.

  

Quantités idéales de vata, de pitta et de kapha

Idéalement, une partie égale des trois serait le mieux. Néanmoins, seule 1 personne sur 1 000 possède un tel ratio. « Ne me demandez pas où l’on magazine son vata, son pitta et son kapha », ironise le docteur indien. Nous venons tous au monde avec une certaine proportion de ces 3 composants. Par exemple, si on est une personne plutôt de type pitta, nous aurons le ratio suivant : deux tiers de pitta et un tiers de kapha et un petit peu en vata. Ce ratio qui nous est propre est un peu comme une empreinte digitale. »

 

Une fois que nous connaissons ce ratio, le but est simple, mais pas facile pour autant à réaliser. Il faut conserver ce même ratio tout au long de notre vie. Quand ce ratio change, du fait d’un mauvais comportement comme trop manger, trop dormir, ou encore parce que nous sommes trop stressés, nous tombons malades.

 

 

Nous ne devrions jamais rester allongés et traîner jusqu'à 2 h du matin, puis aller dormir pour se lever à 10 h. À la place, nous devrions tomber de sommeil à 10 h du soir et nous lever à 4 h. En fait, nous devrions avoir une heure maximale pour aller se coucher.

 

 

Esprit satwic, rajasic ou tamasic

Heureusement, nous avons à notre disposition un « merveilleux » compagnon très puissant qui est notre esprit. Mais, cet esprit a, lui-même, trois états possibles.

L’état satwic est l’état idéal à atteindre. Il s’agit d’un esprit calme, stable et tranquille, mais aussi très vif. Il y a ensuite l’état rajasic qui est un esprit dynamique, voire agité, et enfin, le troisième état que notre esprit peut avoir est l’état tamasic, qui est un esprit lent, statique, quasi endormi.

 

Le vata est lié au satwic, le pitta au rajasic, et le kapha au tamasic.

Ainsi, une personne vata serait très active, mince, capable de faire beaucoup d’argent et de le dépenser aussi vite. Le kapha, quant à lui, serait assez gros, lent, casanier, conservateur et bon. Le pita, lui, serait entre les 2. Ces 6 états du corps et de l’esprit s’opposent, mais comme dit le proverbe : « Derrière toute opposition se cache une vérité de la nature ». Ces oppositions combinées ensemble génèrent notre équilibre.

 

D’où viennent ces ratios?

La formation des rations de satwic, rajasic, tamasic et de vata, pitta et kapha est complexe à déterminer. La constitution, c'est-à-dire la part de Vata, Pitta

et Kapha présent dans un individu est déterminée par l'état des deux parents au 
moment de la conception, ainsi que celui de la mère pendant la grossesse.

  

Note : Sattwa, rajas et tamas sont changeants, ils ne forment pas une constitution, ils 
dépendant plutôt du cadre et des habitudes de vie...  On ne peut pas déterminer d'ou 
viennent leurs ratios d'après
l'hérédité...

 

Les devoirs et la journée d’un yogi à temps plein

L’Ayurveda préconise une liste de nos devoirs pour nous maintenir en bonne santé. Le Dr Negdungadi les énumère ainsi : « Mentalement, nous devons nous élever et atteindre l’état satwic. Nous ne devons pas boire d’alcool, manger de viande, ni fumer. Nous devons commencer à pratiquer le yoga à raison de 3 fois par semaine et commencer aussi la méditation à raison de 2 jours par semaine. Puis, avec le temps, nous augmenterons le nombre de nos pratiques. »

 

« Idéalement, une journée devrait commencer à 4 h du matin. L’énergie et la circulation sanguine son les meilleures au lever du jour. Même si nous ressentons de la fatigue quand le réveil sonne à 4 h, ceci est une illusion. En général, il s’agit d’une impression de fatigue, mais non de la fatigue elle-même. En fait, nous sommes plus fatigués lorsque nous nous levons à 9 ou 10 h du matin.

 

Juste après le lever, nous devrions aller à la selle, car nous passons de la position horizontale à la position verticale. Puis, nous devrions faire notre toilette, des exercices de respiration, de la méditation, des salutations au soleil, et une douzaine d’asanas. Une série de mantras à chanter avant le petit-déjeuner satwic apporte la joie et l’esprit de dévotion. Ensuite, voilà le temps de la douche suivie par un massage ayurvédique.  

 

Nous devons fumer pour 3 bonnes raisons qui sont :

1 – le fumeur toussant étant toujours réveillé, aucun voleur ne viendra chez lui

2 – aucun chien ne viendra mordre le fumeur, car il lui faut très vite un bâton pour marcher

3 – le fumeur n’aura jamais d’attaque cardiaque, car il sera mort d’un cancer des poumons avant l’âge de 30 ans.

 

Votre commentaire

 

 

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Le Kripalu yoga  

 

Kripalu signifie « compassion ». Qu'est-ce qui différencie le kripalu yoga des autres yogas ? Fait-il partie du hatha-yoga ? Pourquoi est-il si rare ? Quel est le futur du kripalu ?

 

Le kripalu yoga est actuellement peu répandu au Québec, mais il tendrait à devenir de plus en plus populaire en raison de son approche globale. Ce type de yoga associe étroitement le travail du corps et de l’esprit en cristallisant sur la méditation durant les asanas.

 

L’enseignement est, comme dans tous les types de yogas, progressif; le yoga kripalu ajoutant des éléments au fur et à mesure que l’adepte progresse. Même s’il ne comporte pas de séquence spécifique d’asanas, il possède une structure d’enseignement composée de trois niveaux assez marqués.

 

Sri Kripalvananda, mieux connu sous le nom de Bapuji (1913-1981), est à l’origine du yoga kripalu. Le plus gros centre en Amérique du Nord, « the kripalu center for yoga and health », situé dans le Massachusetts, à Lenox, a déjà formé des milliers de professeurs de yoga kripalu.

 

Entrevues

Pour Kelly Mcgrath, du Studio Joie du yoga, le kripalu est avant tout le yoga de la compassion. Et pour Clearlight Gerald, d’Espace yoga, aussi professeure de kripalu, l’objectif est de découvrir la liberté qui a toujours été en nous.

Toutes deux nous parlent de kripalu.

 

Comment définissez-vous le kripalu ?

Kelly : C’est le yoga de la compassion, il nous enseigne l’ouverture du cœur, la bonté, l’amour. En ramenant notre attention sur les sensations de notre corps, sur notre respiration, sur notre mental agité ou stable, nous développons notre conscience et nous cultivons la qualité du cœur.

Clearlight : Certains disent que c’est effectivement le yoga du cœur.

 

Quel est le type d’enseignement théorique du kripalu ?

Kelly : Dans le yoga kripalu, il y a trois stades qui sont les suivants : au premier stade, il faut asseoir la fondation, on met donc l’accent sur l’alignement et la pratique sécuritaire des postures. On apprend aussi des exercices de pranayama et à coordonner les postures avec la respiration. À ce stade, les postures ne sont pas tenues très longtemps.

 

Le deuxième stade est celui de la prise de conscience qui est le cœur de la pratique. Les postures sont tenues plus longtemps et on commence à pratiquer la méditation durant les asanas. On devient attentif aux sensations de notre corps, à nos émotions et à nos pensées pendant la pratique.

 

Enfin au troisième stade, les adeptes, à l’écoute de leur guide divin, enchaînent intuitivement et spontanément les postures.

 

Et dans la pratique ?

Kelly : Cela a l’air très sérieux et même si les élèves sont extrêmement concentrés parfois, l’enseignement est donné avec humour et nous rigolons souvent.

De façon pratique, au premier stade, je montre les postures, on s’arrête souvent, on tient peu les asanas. Au second stade, on observe les sensations de notre corps et les fluctuations de notre esprit.

 

Par exemple lorsque nous sommes dans la posture du cobra, je peux demander à mes élèves comment ils se sentent émotionnellement. Pour certaines personnes c’est une véritable explosion d’émotions, pour d’autres, rien. On apprend à connaître les réactions de notre corps et notre esprit. Si on est fatigué, il faudra apprendre à être doux avec soi-même plutôt que de se pousser toujours plus loin.

 

Pour les plus paresseux, il faudra par contre tenter de se motiver davantage. On devient un observateur de soi, le témoin de sa propre conscience. Ultimement, au troisième stade, c’est l’enchaînement spontané, on est à l’écoute des besoins de notre corps qui nous dira d’aller vers telle ou telle asana, c’est la sagesse intérieure qui nous guide et nous dicte notre enchaînement.

 

Clearlight : Même si je sais que le kripalu comporte trois étapes, je ne l’enseigne pas de cette façon. Pour moi le plus important ce sont la conscience, la concentration et le mouvement avec la méditation, et cela est valide que l’on soit débutant ou un yogi riche de 10 ans d’expérience. Bien sûr, il y a une base élémentaire et sécuritaire à intégrer, base sur laquelle il n’y a aucun compromis à faire. Je donne donc les guides de base mais ensuite, chaque personne va dans sa pratique personnelle pour se découvrir dans le but de mieux comprendre sa vraie nature.

 

Cependant j’ai trois niveaux de classes et il est important, pour ne pas se blesser, que chaque personne soit orientée vers le niveau qui lui convient. Par exemple, un athlète qui connaît ses limites ira facilement vers le niveau vigoureux. Dans chaque classe, il y a un temps pour discuter, un temps pour apprendre, un moment pour le chant en sanscrit, un autre pour le pranayama, puis les mouvements libres et enfin la relaxation et la méditation.

 

Le kripalu yoga est-il du hatha-yoga ?

Clearlight : Si le hatha-yoga incorpore, comme le dit le traité de Patanjali, des asanas et du pranayama, dans ce sens-là, le kripalu est du hatha-yoga.

Mais chez nous en Occident, où le hatha-yoga est plus associé au ashtanga ou au vinyasa, cela dépend du professeur. Il y a des professeurs plus kripalu, d’autres plus vinyasa, d’autres plus hatha-yoga (c'est-à-dire qui font une posture, s’arrêtent, la maintiennent, puis en font une autre).

 

Personnellement, je mets bien moins l’accent sur les postures et l’enseignement technique que sur l’esprit, l’approche, la raison pour laquelle nous pratiquons. Le but ultime est de découvrir la liberté que nous avons toujours eue en nous.

 

Quel genre d’école est l’école du kripalu yoga ?

Kelly : Le centre de yoga kripalu de Lenox est extrêmement ouvert aux autres traditions. Il y règne une très grande liberté. On nous considère quand nous arrivons avec notre bagage actuel en yoga. On nous encourage aussi à visiter d’autres écoles de yoga, à faire notre propre cheminement. Ce n’est pas du tout fermé et rigide.

 

Pourquoi le yoga kripalu est peu connu au Québec en ce moment ?

Clearlight : En Occident le yoga est surtout perçu comme un exercice physique, ce n’est pas mauvais en soi, mais ce n’est pas la seule façon de pratiquer le yoga.

Les écoles de yoga qui mettent l’accent sur le mouvement physique sont plus populaires car notre culture est familière avec l’activité physique.

 

Pour nous, les classes de yoga très physiques ne sont pas trop étranges ou bizarres. Puis, pendant les asanas, on vit une nouvelle expérience et on commence à explorer, alors on se dirige vers le pranayama ou le chant ou encore la méditation. Les asanas sont juste une porte.

Photo Kelly Mcgrath en posture du poisson

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De la drogue au Yoga 

 

Sans être junkie, J-F. s’avoue en 2004 être aux prises avec des dépendances : vin, cigarette et quelques drogues dures à l’occasion. Il « rencontre » le yoga et affirme aujourd’hui, un an et demi après, que le yoga a été sa thérapie. Comment cela s’est-il passé ?

 

Entrevue

 

Yoga Mondô : Quel type de dépendances aviez-vous ?

J-F. : Je buvais beaucoup de vin, je fumais et durant les soirées dans les boîtes, je prenais quelques pilules d’ecstasy. Je n’étais pas un junkie, mais quand même… En regardant autour de moi, je remarque qu’il y a beaucoup de personnes comme moi, légèrement dépendantes, mais dépendantes tout de même.

 

Quel yoga pratiquiez-vous durant votre période de désintoxication ?

Le hatha-yoga et le yoga nidra. Je n’ai pas eu de cours privés ou adaptés à mon problème de dépendance, ni des asanas ou des exercices de pranayama spécifiques à faire. J’ai suivi les cours habituels, comme tout le monde à l’école Satyam de Hervé Blondon. Durant les séances de yoga nidra, en position de sâvasana, je faisais le vœu de retrouver ma confiance et de mettre fin à ces dépendances.

 

Quel fut votre premier contact avec le yoga ?

Au début, le côté spirituel, le chant d’introduction, le om, m’énervait beaucoup. Je me disais que je n’allais certainement pas chanter ces trucs-là et maintenant je les chante toujours dans mes cours de yoga. J’ai mis aussi du temps à trouver le yoga qui me convenait.

 

Comment avez-vous ressenti les effets du hatha-yoga ?

À l’époque j’avais perdu tous mes repères, je n’arrivais pas à trouver ma place et je n’avais plus du tout confiance en moi. Le yoga m’a permis de me recentrer et de faire le ménage dans ma tête.

 

Après cinq mois de yoga, j’ai commencé à ressentir le subtil, à sentir à quel point le corps est important et qu’il ne faut pas le gâcher avec des substances toxiques. J’ai aussi découvert le lien mental-corps. Je notais que, quand le corps était intoxiqué, l’esprit n’allait pas bien non plus.

Au fil des mois, il y a eu aussi une grosse dissolution de mon ego, je suis quelqu’un de soigné, mais aujourd’hui si j’ai un cheveu de travers je ne cours plus chez le coiffeur.

 

Quelle était votre pratique ?

J’allais au centre de yoga une à deux fois par semaine et les autres jours je pratiquais au moins une demi-heure chez moi. Chaque jour je faisais aussi le nettoyage du nez. C’est vraiment devenu une routine dans ma vie.

 

Faisiez-vous une thérapie en même temps ?

Non, seulement le yoga. Ma thérapie c’était le yoga. Voilà pourquoi aussi je suis devenu professeur de yoga, j’en fais une mission de vie.

 

N’y a-t-il pas eu de dépendance au yoga ?

Au début un peu, mais, comme j’étais sévère avec moi je ne voulais pas laisser une dépendance pour tomber dans une autre. À présent, si un jour je ne fais pas ma pratique, je ne culpabilise pas toute la journée. J’aime beaucoup le yoga, c’est un processus d’amour.

 

Vous avez l’air très discipliné ?

Le yoga pour moi c’est une discipline. Et je le pratique pour le « ressentit » que j’éprouve juste après la séance, cette relaxation, la reconnexion avec moi-même et le ménage qui s’est effectué dans ma tête. Après, tout est plus clair. Et bien sûr, quand tu veux absolument faire ta pratique le matin, tu te couches tôt.

 

Je dis aussi souvent à mes élèves « tenez bon ». Quand ils me disent « la semaine prochaine je ne pourrai pas venir car j’ai un souper », je leur réponds « essayez de déplacer le souper », et finalement la semaine suivante je les vois au cours.

 

Y a-t-il eu des rechutes ?

Oui, mais je n’ai jamais arrêté le yoga. Parfois certains cours de yoga m’ont beaucoup trop secoué émotivement. J’ai donc rechuté, mais pas de la même façon. J’avais conscience et je me disais « ce n’est pas bon pour le corps et pour  l’esprit ».

 

Et maintenant ?

Un an après, c’est le temps que je considère pour ma « cure », je suis capable de prendre un verre de vin sans descendre toute la bouteille et surtout je ne bois pas pour le feeling de l’alcool. J’ai même arrêté de fumer.

 

Maintenant j’ai une grande confiance en moi, je doute parfois de ma manière de procéder, mais pas de moi. Je travaille dans le respect et l’amour, donc j’ai confiance pour le futur. Et finalement je me dis que si je n’avais pas bu je n’aurais pas connu le yoga ! Certains de mes élèves me disent qu’ils trouvent plus facile de moins boire ou d’arrêter de fumer depuis qu’ils font du yoga.

 

Votre pratique actuelle ?

Je fais 30 à 45 minutes de yoga par jour et tous les jours je lis à propos du yoga. Tous les deux jours je pratique une série complète, dans l’après-midi en général, sinon je fais au moins mes salutations au soleil tous les matins, entre 6 et 12.

 

Avez-vous aussi exploré la méditation ?

Je médite une à deux fois semaine, mais je suis plus indiscipliné, j’ai un peu de mal à m’asseoir et à fixer le mental. C’est difficile pour moi, alors qu’en faisant les asanas, je parviens à faire réellement le ménage dans ma tête.

 

Pour conclure aimeriez-vous dire aux personnes qui se savent en dépendance un mot par rapport au yoga ?

Je leur dirais qu’il n’y a rien à perdre à l’essayer sérieusement et que c’est en le découvrant qu’on le ressent.

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Quand le Dalaï-lama parle de guerre, paix et réconciliation

 

Avec son sérieux décontracté et son humour habituel, le Dalaï-lama a parlé de la guerre, de la paix et de la réconciliation dans un stade remplit de l’Université Rutgers de l’État du New Jersey. Voici ses paroles.

 

« Rien de nouveau à offrir »

- Aujourd’hui, mon discours va porter sur la guerre, la paix et la réconciliation. Ces sujets sont familiers pour tout le monde.

 

Nous pensons tous à ces problèmes, mais je dois vous avertir tout de suite que je n’ai rien de nouveau à offrir, pas de nouvelle idée, vraiment rien de spécial. Vous risquez donc d’être déçus après avoir écouté cette conférence. Vous allez peut-être même vous ennuyer au bout de 20 minutes de discours et j’en suis désolé (rires de l’audience). Mais aujourd’hui, la météo est belle, il ne fait ni trop chaud, ni trop froid, donc nous pouvons passer du bon temps ici (rires de l’audience).

  

Comme vous le savez je suis bouddhiste.

Mon approche, à propos du thème « guerre, paix et réconciliation », est une approche modérée. Pour moi, la paix n’est pas seulement une absence de violence, la paix est une attitude de compassion. Et toutes les actions motivées par la compassion représentent la paix. De façon similaire, toutes les actions motivées par la haine ou la jalousie représentent la violence. Un autre aspect de la paix est la création, et lorsque l’on parle de guerre, il s’agit alors de destruction, de la volonté d’apporter une fin à quelque chose.

 

Nous sommes tous des êtres vivants, nous, les arbres, ce gazon en face de moi dans le stade, enfin j’espère que ce gazon n’est pas artificiel, (sourires). Ces fleurs proches de moi sont, elles, vraisemblablement bien réelles. Ces plantes n’ont pas de conscience, mais biologiquement elles ont la capacité d’exister, de grandir et de se recréer. Tous les facteurs qui aident à grandir sont positifs.

 

Nous apprécions tous les anniversaires et surtout les fêtes d’anniversaire, et aux enterrements nous sommes tristes. C’est notre nature profonde; exister, être heureux ou triste. La guerre signifie la fin, même si on n’aime pas cette nature-là des choses.

  

La peine de mort, la guerre et l’économie

Tuer une personne est fondamentalement mauvais et ce quel que soit le prétexte. Des organisations internationales, comme Amnistie internationale, entretiennent un mouvement mondial pour abolir la peine de mort et j’ai signé pour le supporter. Je pense que la peine de mort n’a aucun bénéfice.

 

Dans une situation où les criminels n’ont pas le pouvoir de réhabilitation, si quelqu’un a créé beaucoup de souffrance en tuant, il va porter toute sa vie le poids de ses actes. Tuer ces criminels n’a rien de préventif. Je pense que les personnes qui ont tué, doivent être considérées comme des sujets de compassion et de pardon. Mais je ne veux pas interférer avec les lois américaines.

 

Tuer est très mauvais et très triste. La guerre signifie la violence à grande échelle. Une personne qui tue une autre personne est appelée un meurtrier, mais lorsqu’il s’agit de mobiliser des milliers d’hommes pour aller tuer d’autres hommes, on appelle alors ces hommes des héros.

 

Dans les temps anciens les communautés s’entre-tuaient pour la sauvegarde de leur propre race. Mais il en est tout autrement à l’heure actuelle, dans la perspective d’une économie globale où les frontières physiques ne sont plus importantes. Prenons, par exemple, les États-Unis qui dépendent économiquement de leurs voisins et aussi des Européens; puis les Européens dépendent, eux, des Africains, qui dépendent eux-mêmes des Asiatiques. Tous sont interdépendants. Selon cette réalité, il faut être conscient que la planète c’est nous, juste nous, et que détruire quelqu’un d’autre c’est se détruire soi-même.

 

Le concept de la guerre est questionnant. À cause de la technologie, la capacité de détruire est énorme, en plus de coûter très cher. Prenons l’exemple de l’arme nucléaire, durant la guerre froide, chaque partie développait cette nouvelle arme, et chacun menaçait l’autre qu’il était prêt à tirer. Alors les personnes qui avaient vraiment conscience de cette force sans précédent, ont réalisé que si une guerre éclatait le monde pouvait disparaître.

 

Les coûts de ces armes sont énormes. Je suis allé plusieurs fois en Russie et on m’a dit que cette nation réinvestissait une partie de l’argent de son armement dans la santé et l’éducation. Certains États africains dépensent leur argent dans les armes alors qu’ils n’ont même pas assez de nourriture pour nourrie le peuple.

  

J’aime me sentir comme si je parlais à un vieil ami.

(Le Dalaï-lama se sert une tasse de thé, très calme).

Pour beaucoup d’entre vous c’est la première fois que l’on se rencontre. Nous sommes tous des êtres humains : il n’y a pas de différence, mentalement, émotionnellement, nous avons tous une conscience, un désir de vivre heureux, nous rêvons tous de la paix, nous sommes donc tous bel et bien pareils.

 

Émotionnellement, nous sommes identiques car nous avons tous éprouvé la haine, la jalousie. Moi aussi j’ai éprouvé de la haine et de la jalousie, tenez par exemple, quand mon traducteur parle anglais je suis jaloux de ses compétences en anglais (rires de l’audience et du traducteur officiel assis à côté de lui).

Physiquement, nous avons des différences, la forme de nos lèvres ou de notre nez. Ma coupe de cheveux est différente. Je passe mon temps à dire que nous sommes tous les mêmes, je suis désolé si vous trouvez que je passe trop de temps sur ce point.

Copyright Yoga Mondô 2005

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