Méditation orgasmique (OM) : au-delà du climax

Rédigé par | Méditation

Née en Californie au début des années 2000, la méditation orgasmique vise à cultiver les sensations orgasmiques, sans les atteindre tout à fait, l’objectif étant d’exacerber les sens et l’état de pleine conscience. Le côté méditatif réside dans le point de connexion index / clitoris. Comment ça se passe?

La femme n’enlève que le bas, elle repose allongée, les jambes ouvertes en papillon. L’homme, qui porte des gants et reste habillé, s’assoit près d’elle et, avec son pouce gauche, applique des rotations précises sur son clitoris. Ils ont alors 15 minutes pour explorer ensemble, et en conscience, ce qu’ils ressentent. Un coach est présent. Grâce au protocole de dialogue très précis – les partenaires évitent les vagues expressions « c’est bien », « c’est bon » – ils lâchent prise sur leur activité mentale et accueillent l’orgasme global, à savoir toutes les sensations incontrôlables, et pas seulement le traditionnel climax. « Au terme de cette méditation à deux, l’homme, d’une très forte pression de la paume sur le sexe de sa compagne, arrête la tumescence, explique Emmanuelle Duchesne, coach en OM. Les sensations s’arrêtent net. »
Pratiquée quotidiennement, l’OM favoriserait une « douche hormonale qui, libérant de l’ocytocine, réveille le désir ». « On se retrouve, on pratique et la vie reprend son cours, continue E. Duchesne à Radio-Canada. C’est vraiment comme avoir un partenaire de sport, de méditation ou de footing, indique-t-elle. Ce n’est pas de la masturbation parce que, à mon sens, la masturbation a un but qui est d’atteindre une jouissance. […] Nous, ce qu’on appelle orgasme, ce sont toutes ces sensations corporelles qu’on a à l’intérieur de nous et qu’on ne contrôle pas, bien avant la jouissance. L’orgasme inclut ce moment, mais ne s’y résume pas. Il peut ne pas y avoir de jouissance, mais il y a pourtant un orgasme. L’orgasme est vu comme un état plutôt qu’un moment. »
Avec cette pratique, la femme prend la responsabilité de son plaisir, à guider son partenaire, tandis que ce dernier apprend à ressentir plus finement le plaisir et à se détacher de toute performance. C’est une pratique “sans but”.

Dernière modification: septembre 4, 2019

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