Yoga pour les réfugiés en Suède

Rédigé par | Nouvelles, Yoga

Josefin Wikstrom enseigne le yoga dans des milieux atypiques : dans une prison pour femmes et aux réfugiés. L’an dernier, la Suède a accueilli plus de 160 000 demandeurs d’asile, le plus grand nombre par habitant en Europe.

La nécessité d’un service de yoga est plus grande que jamais. « Nous devons ouvrir nos portes du studio de yoga et accueillir ces personnes » déclare celle qui raconte son passé : « Je suis passée par un traumatisme d’enfance d’abus sexuels. Je ne pouvais pas faire confiance aux autres. J’ai eu des crises d’angoisse et de comportement chaotique. La pratique du yoga et de la danse m’a libérée de ces sentiments et de ces souvenirs. Le yoga m’a guérie de l’intérieur et la danse de l’extérieur. »
En prison, elle vit des moments magiques lorsqu’en méditation, les femmes sont complètement immobiles, les yeux fermés, respirant ensemble, « voilà des moments si rares et si émouvants dans cet environnement tellement chaotique ». Elle s’attendait à des femmes difficiles : « Vingt femmes hyperactives et fermées sont en face de moi, puis nous commençons à bouger ensemble et les masques fondent. J’entends leurs histoires de vie et je comprends mieux d’où elles viennent. Le yoga et la danse me font oublier le passé. »
Les guides d’éthiques du yoga, les yamas et niyama qui enseignent des principes de respect de soi et de la façon de traiter les autres sont pertinents pour ces femmes en prison. Dans le projet de la prison, nous éduquons aussi les gardiens à devenir des instructeurs de yoga, ce qui crée une atmosphère plus conviviale.
Pour les réfugiés, le simple fait d’entrer dans une pièce remplie de calme avec d’autres personnes suédoises, sans communiquer avec des mots, est une grande expérience. Et elle se souvient d’un homme en fin de cours avouant : « Pour la première fois dans ma vie, je suis vraiment dans le moment présent, j’ai trouvé la paix ici en moi-même, en fait elle était tout le temps là pendant que je me fuyais moi-même. Maintenant, je peux être un réfugié aux yeux du gouvernement, mais pour moi-même je suis arrivé à la maison. »
Le yoga apporte les concepts de Prathyahara et Dharana, soit d’être en paix et de garder le focus, ce qui favorise un climat plus paisible dans un lieu où de nombreux groupes ethniques différents vivent ensemble.
Huffingtonpost.com

Dernière modification: octobre 26, 2018

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